Les tribulations d'une moufette...

Coups de foudre du quotidien !

29 février 2008

Vacances !

           La moufette part se reposer quelques jours avec son cher et tendre...

            De retour de la Sublime Porte, je vous ferai part de mes aventures (et il faut absolument que je vous raconte le dîner d'anniversaire à la Maison de la Chasse à Paris).


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            Portez-vous bien d'ici là !!!

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Enfin, je peux le dire pour de vrai : aujourd'hui, c'est mon anniversaire (et c'est vraiment aujourd'hui, enfin !) !!!

            Il paraît qu'à partir d'un certain âge, on ne fête plus vraiment son anniversaire. Ou qu'en tout cas on ne ressent plus rien à l'approche de cette date. Car on se voit vieillir ? Car plus ça passe, plus ce jour n'a rien d'exceptionnel ? Ou bien parce qu'on se dit : "finalement à quoi bon faire tout un tralala" ?
            Mais ça n'est pas du tout mon cas : mon anniversaire n'a lieu que tous les quatre ans. Alors pour tout vous dire, c'est mon 7ème anniversaire que je n'ai fêté en réalité que 6 fois (paradoxe expliqué en fin d'article), alors oui : j'adore mon anniversaire (quand il y en a un) !!!

            Journée auto-congratulation donc : je  suis capricieuse, je trépigne et je me gave de bonbons, na !!! Heureusement, mon cher et tendre se plie à toutes mes petites exigences car "la pauvre, elle n'a un véritable anniversaire que tous les quatre ans" (mouahahahaha, je suis machiavélique : sous prétexte de calendrier idiot, j'obtiens tout ce que je veux...). Chéri a donc pris un jour de congé, m'a fait mon petit déjeuner agrémenté d'un délicieux sacristain (non, il n'est pas allé me chercher un bel éphèbe catholique à la messe de ce matin, mais une viennoiserie... Bande de délinquants, qu'est-ce que vous alliez imaginer là !). Et demain, c'est direction Istanbul (cadeau mutuel pour nos anniversaire : on voulait y aller mais il nous fallait trouver un prétexte...) !!!

Anniversaire

            
            Plus sérieusement, le 29 février est aussi ce jour où vous tous travaillez un jour de plus sans être payé (mouahahahahahahah : c'est vraiment n'importe quoi, ce jour !), ce que m'a indiqué mon amie Julie et qu'évoque cet article.
            Certaines comme mon amie Nane (remettre les lettres dans l'ordre) ont eu plus de chance en naissant le 28 février. Elle n'aura donc pas pendant trois ans à tergiverser chaque année des heures au téléphone avec sa famille, bien intentionnée mais fort mal organisée. Mère m'a donc 1) m'a mise au monde ce jour-là ; 2) ne s'est pas posé la question des conséquences fort néfastes sur mon équilibre mental de naître un jour aussi fou ; 3) n'a pas convenu avec qui que ce soit de la date correcte pour fêter cet anniversaire.
            Ainsi, le débat tourne toujours autour de ce paradoxe : "elle est née après le 28 février, donc on doit lui souhaiter son anniversaire le 1er mars les années non bissextiles" (mère) et "je suis née en février, je ne suis pas née en mars" (moi). Résultat des courses : c'est toujours un gros cafouillage, on ne sait pas quand me le souhaiter. Pour ma part, la situation me convient finalement très bien les années non bissextiles : je suis le centre de l'attention pendant deux jours !!!
           Autre spoliation détestable, qui explique que je n'ai eu que 6 anniversaires réels alors que j'aurai du en fêter 7 : tous les cent ans, le 29 février est supprimé pour compenser le trop-plein rattrapé avec tous les 29 février du siècle. Je m'explique : un jour supplémentaire a été ajouté aux mois de juillet et août en l'honneur de Jules (César) et Auguste, et donc retiré à février ; mais il faut compenser le décalage entre le calendrier et l'année lunaire, donc tous les quatre ans on ajoute un jour à février. Mais à l'échelle du siècle, tous ces rattrapages vont trop loin et il faut de nouveau retirer un peu : ce qui tombe sur le 29 février de chaque siècle.
            Donc, en l'an 2000, il n'y a pas eu de 29 février. Merci. Ils auraient pu retirer un jour à janvier, à octobre ou à n'importe quel autre mois !!!

            Autre chose : je vais tenter d'aller me procurer le seul quotidien qui ne sort que tous les quatre ans. Oui, La Bougie du Sapeur est THE quotidien du 29 février.

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28 février 2008

J'aime les Grecs.


Demis Roussos - Rain And Tears
envoyé par fred04dj

            En ces temps difficiles, il faut un peu parler d'amour.

            J'aime les Grecs. Parce que. Regardez la vidéo.

            Ces manches bouffantes, ces costumes de velours pourpre, ces volants autour de menottes graciles ornées d'une belle et discrète bague baroque, cette chemise soyeuse d'un violet sensuel. Oui, ces regards langoureux, cette voix mielleuse. Le jardin d'Eden façon plantes sclérophylles en plein stress hydrique et reproduction de statues antiques dont on tripote sans en avoir l'air les formes généreuses... Et après, on joue du pipeau...
            Tout à fait : c'est aujourd'hui le retour du come back des "Aphrodite's Child" à la maison.
            
            J'aime ensuite les grecs, les turcs, les kebabs, les shwarmas, quelque soit le nom que vous leur donnez. Ces délicates et fines tranches d'agneau grillé, dans une pita chaude et moelleuse garnie de salade-tomate-oignons, agneau parfois voire souvent remplacé dans notre contrée dégénérée (et chez nos voisins germains) par du poulet voire, sacrilège, par de la dinde. Là, ça craint et je n'ai plus d'amour à donner. Pourquoi parler de cela ? Parce que je vais à Istanbul après-demain et que déjà mon esprit salive : oui, j'ai le cerveau composé de papilles gustatives...
            
            Quant aux Grecs eux-mêmes, je ne sais pas : je n'ai pas encore mis les pieds chez les Hellènes. Ahhh, encore un voyage à prévoir...

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27 février 2008

Il me cherche.

Sarko est lamentable
envoyé par Rive-gauche

           Parfois, je me demande s'il ne fait pas TOUT pour me chercher...

            Je traduis la phrase finale de notre Omnichanoine : la France n'est donc pas favorable à l'indépendance d'un pays démocratique, pratiquant le multipartisme, la liberté d'expression et la liberté de la presse, où la corruption politique est passible de procédures judiciaires quelque soient le statut et la fonction de la personnalité en cause. La France préfère que ce pays reste inclus dans une entité politique pratiquant la corruption comme sport national, où les élections (seulement locales) sont une vaste supercherie, où la liberté d'expression et la liberté de presse sont aussi inexistantes que le respect des droits de l'homme, de la femme, des enfants et des prisonniers.

Je n'ai qu'un mot à dire :

ECRELINF !!!




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26 février 2008

Can you hear it ring ?

Shania Twain - Ka Ching
envoyé par cymru

            Ouf !!! Notre dévouée ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est rendue pour nous chez Carrefour vérifier les prix. Pardon : vérifier les prix indiqués par l'enquête de 60 millions de consommateurs. Oui, les caisses sont tellement vides que l'Etat n'a plus les moyens de diligenter ses propres enquêtes et doit s'informer auprès de la presse.
            Note : cela fait penser à l'excellent reportage d'Arte hier soir sur la Russie. Les poutiniens lisent Novaïa Gazeta (seul organe libre) pour s'informer sur la réalité des choses... "Thema" sublime, d'ailleurs, quoique dépeignant des faits affligeants et révoltants.
            Christine Lagarde, dont la garde-robe rappelle à s'y méprendre celle d'Elizabeth II dans les années 1940 (taileurs bleu foncé, gris, vert bouteille... Mesdames, nous sommes en temps de guerre (économique) !), a jugé au moment de passer à la caisse que les prix n'étaient pas si élevés que cela. C'est sûr : si d'habitude on fait ses courses au "Bon Marché", l'addition du Carrefour paraît abordable. Voilà qui nous rassure.
            Pour ma part, histoire de pouvoir faire en sorte que mon portefeuille suive ces "prix normaux", je songe de plus en plus à aller visiter cette charmante ville des Etats-Unis dont TF1 diffuse chaque jour de charmantes images pendant que je prends mon (énorme) goûter bien mérité. Je veux parler du navetissime Las Vegas. Où les filles ont toutes des poitrines gigantesques et rebondies (chirurgie ? Mais noooooon...) ; tout le monde a toujours un verre à la main (taux de cirrhose ?) ; les sommes déboursées ne font tiquer personne (the American dream) ; les homosexuels y sont évidemment mâles, bodybuildés, un peu folles sur les bords, adeptes de décoration intérieure et doté d'un sens de l'humour intellectuello-décalé (un homosexuel vient nécessairement de San Francisco) ; les voleurs sont finalement de bons bougres ; taper sur un méchant est justifié, voire recommandé. Enfin, il va sans dire que les livres sont absolument bannis. Le lieu idéal pour moi en ce moment, histoire de se refaire une santé financière et d'aller mettre tout cela en sûreté à... Vaduz. Mais oui, pourquoi pas : deux cents de mes compatriotes ont décidé d'y mettre leurs économies durement gagnées et je compte suivre leur exemple.

          Tout ça pour dire qu'en farfouillant dans mes archives musicales, j'ai retrouvé ce succès planétaire de Shania Twain de 2002, lucide sur l'obsession portefeuillesque mais surtout analyse visionnaire de l'actuelle crise des subprimes... (OK, la madame a du se faire un sacré pognon et je suis sûre de la croiser à Vaduz : on ira se faire vernir les ongles ensemble !)

            Oui, c'est bien, relâchez la pression...
            Tous en choeur :

We live in a greedy little world--
That teaches every little boy and girl
To earn as much as they can possibly--
Then turn around and
Spend it foolishly
We've created us a credit card mess
We spend the money that we don't possess
Our religion is to go and blow it all
So it's shoppin' every Sunday at the mall

All we ever want is more
A lot more than we had before
So take me to the nearest store

{Refrain:}
Can you hear it ring
It makes you wanna sing
It's such a beautiful thing--Ka-ching!
Lots of diamond rings
The happiness it brings
You'll live like a king
With lots of money and things

When you're broke go and get a loan
Take out another mortgage on your home
Consolidate so you can afford
To go and spend some more when
You get bored

All we ever want is more
A lot more than we had before
So take me to the nearest store

{au Refrain}

Let's swing
Dig deeper in your pocket
Oh, yeah, ha
Come on I know you've got it
Dig deeper in your wallet
Oh

All we ever want is more
A lot more than we had before
So take me to the nearest store

{au Refrain}

Can you hear it ring
It makes you wanna sing
You'll live like a king
With lots of money and things
Ka-ching!

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25 février 2008

Polemic stories

            En fait, voilà ce qui est usant : à chaque journée sa nouvelle polémique...
                Une loi sur la rétention de sûreté qui se voulait rétroactive (le truc de folie en droit français...), et impliquant de placer quelqu'un en détention pour cause de crime potentiel, de "dangerosité, concept éminemment flou" comme dit Robert Badinter.
            Conclusion : après "Loft Story" et autres "Koh Lanta", la virtualité ferait désormais foi en matière de droit pénal.
            
            Christian Estrosi propose, de son côté, de suspendre le droit du sol à Mayotte, pour qu'un enfant né là-bas de parents en situation irrégulière se verra refuser la nationalité française (à vie, selon une première version, non confirmée dans les journaux).
            Conclusion : être comptable des erreurs et des choix de ses aînés (le truc de folie en droit français...).

            Heureusement, l'étranger nous fait détourner les yeux quelques instants : un président chypriote communiste, un Raul après un Fidel, l'Orchestre Philharmonique de New York à Pyonyang et un "Thema" sur la Russie poutinienne sur Arte mardi soir...

Sarkocalypse_Now

(C'est moi qui l'ai fait, mouahahaha !, sur Hollywood Poster Generator.)

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24 février 2008

Celui qui a dit Ncasse-toisalecON...

Sarkozy au salon de l'agriculture
Vidéo envoyée par paola38

            Preuve que, parfois, Jean-François Kahn a raison : oui, notre Omnichanoine est incapable de garder son calme. Alors même qu'il tançait Ségolène Royal, en lui indiquant que pour être président, il fallait savoir maîtriser ses nerfs...
            A sa décharge, le visiteur filmé tient des propos tout à fait incorrects et irrespectueux ("tu me salis"), que la personne visée soit un simple citoyen ou le président de la République. J'en conviens. On aurait attendu de la retenue, mais surtout plus d'humour et de style dans la réponse de notre chef de l'Etat ! Tout comme ces professeurs qui chaque jour se retrouvent face à (allez, calculons : environ 25 élèves minimum dans une classe, de 4 à 6 classes différentes par jour...) 120 personnes qui voudraient être partout ailleurs que dans une salle de classe : humour, retenue et bienséance.
            Ils sont nombreux ce matin à rappeler les petites phrases des présidents précédents : Chirac répondant "enchanté, moi, c'est Jacques Chirac" à quelqu'un criant "connard" dans le public ; plus loin, de Gaulle répliquant à un "mort aux cons" le superbe "vaste programme". Dans ces deux cas, les présidents étaient parvenus à se situer au-dessus de la mêlée, notant l'invective mais la dépassant avec classe : attitude digne d'un chef d'Etat.
            Conclusion : le bling-bling ne donne pas la classe...

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23 février 2008

Le Salon de l'Agriculture et Sarkozy : surfaits ? (Part Two)

            Oublions un peu la politique pour une version plus agricole et agraire du Salon de l'Agriculture, qui s'est révélé être une expérience très intéressante et drôle ! Oui, car en plus de l'envie de voir en direct s'agiter notre Duracell national, j'aime les animaux. Poilus, bruyants et savoureux...

P1110348_2            Le Salon, c'est donc évidemment des animaux. La présentation de chaque espèce est pédagogique (rare en France, n'est-ce pas ?) avec nom de la raceP1110250, prénom de la bestiole (année de naissance et éleveur) ce qui permet de comparer sur pied la couleur de robe, la masse et la beauté des bêtes, ainsi que l'originalité des éleveurs : non, une vache ne s'appelle pas nécessairement Marguerite... Dans les yeux des animaux, nonchalance le plus souvent, parfois inquiétude aussi à cause du bruit, de la chaleur, du mouvements. Nous déambulâmes donc auprès des Charolaises, Salers, Tarentaises, et autres Prim'Holstein, auprès des porcs de Bayeux (les plus fashions : roses à tâches noires et poilus, le top de la mode actuelle) et porcs blancs, des caprins, volailles, chevaux, mules, ânes et ovins. J'avoue affectionner tout particulièrement les races ovines britanniques, notamment les gros moutons dodus à tête noire...
            Une sélection dans mes photos d'hier confirme ma préférence pour les animaux poilus (conséquence : si je prends un jour un rat d'appartement, il faudra qu'il soit poilu. Même chose si j'ai un poisson rouge...).

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On n'a qu'une seule envie : caresser. Mais pas touche !

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Grandiose :
cet éleveur, barbu et bouclé, bonnet et treillis, téléphone à l'oreille et chèvre à la main,
attend le passage-éclair de l'Omnicolas.

DSC00243            Le Salon, ce sont aussi les plantes : fourragères, céréales, et tout ce qui s'ensuit (recherche agronomique, bio, agriculture durable)P1110364 ainsi que les plantes en pots, ateliers de rempotage, portes de jardin et des inventions super folles. Le top dans ma sélection est accordé à la douche "l'arroseur arrosé" (la fleur est une rampe d'arrosage qui gigote dans tous les sens) et au "terreau gluant" (des boulettes ressemblant à du plastique mais composées à 90% d'eau pour les plantes en pot). Dans la même veine, quelques créations florales étonnantes, comme cet oiseau jaune et différents stands exposant des produits phares (Lesieur), des innovations ou vous apprennant à comprendre un produit : ici, le stand de "'L'instant bière" des Brasseries de France offre des dégustations très intéressantes, et je m'y connais (je n'en bois pas beaucoup, mais je sais choisir et reconnaître. Le vin ? Non, je n'y arrive toujours pas...) ! Il ne faut pas oublier que le Salon est un formidable tremplin et un espace de pub pour les entreprises (on y voit donc aussi toutes les banques et assurances liées à la terre : Banque populaire, Groupama...).

DSC00251   DSC00244    DSC00252

            Le Salon, c'est aussi du bon manger : les stands gastronomiques sont très nombreux, une superbe boucherie au milieu du hall principal mais aussi un hall pour les produits régionaux, et un autre accueillant des stands du monde entier. DSC00263La confiserie italienne semblait être à l'honneur, tant les étals étaient riches et bariolés, parmi les stands de produits pseudo énergisants et pseudo asiatiques (le ginseng version chinoise ou version coréenne, la tisane blablabla qui fait maigrir rien qu'en regardant le paquet...). Ici, c'est le grignotage qui prime : cochonailles diverses, jambons, saucissons et saucisses sèches d'Espagne et notamment de Catalogne, ou d'Italie, ou bien fromages. D'ailleurs, une mention spéciale au gigantesque stand de la Suisse : nous y sommes repassés quatre fois, et au milieu du stand des gens se régalaient d'une fondue... Miam... Appenzeller, Emmental et autres vacherins absolument délicieux... DSC00266Egalement des stands de cuisine, où quelques femmes affairées confectionnent des spécialités japonaises et coréennes avec dégustation en prime ; la meilleure pâtisserie japonaise de Paris (Minamoto Kitchoan) propose également des douceurs à des prix élevés malheureusement. Personnellement, je me suis laissée tenter par (les fromages, les fromages, les fromages, le saucisson, la saucisse sèche, les chocolats, les pralines...) le gros caviar rouge proposé à l'isba russe : plus salé que les oeufs de lompe rouge mais plus rafraîchissant et savoureux : j'ai adoré (comme tout ce qui est à base de poisson, me direz-vous... ou même : comme tout ce qui se mange, mouahahaha !). Une autre très bonne surprise, des morceaux de chocolat proposés par le stand du Gabon, absolument délicieux : sans sucre, cela restait vraiment du chocolat, sans aucune amertume (OK, ils ont sans doute forcé sur le beurre de cacao pour obtenir cette douceur) ! Enfin, une fontaine de confiture de lait pour les vrais gourmands... Vous aurez donc largement de quoi goûter à de nombreuses spécialités, d'autant que la plupart de ces grignotages sont gratuits ou à prix plutôt modique (la tartine de caviar est à 1€, le cornet de saucisse sèche basque à 3€). Seul bémol : les stands africains sont extrêmement mal mis en valeur (voire pas du tout : un drapeau camerounais et deux-trois papiers au stand de l'Association bananière du Cameroun : je pense qu'il y a moyen de mieux présenter la richesse agricole de ce pays...) et les produits sont ignorés des passants, parce que présentés dans de vieilles bouteilles (genre "White Spirit"), des sachets plastiques ou des cagettes. Ce qui est extrêmement dommageable à l'agriculture africaine d'une part, et au passant d'autre part : confiture de mangue, chocolat gabonais cité précédemment, huiles diverses... ne seront sans doute pas goûtés, appréciés et achetés.

DSC00262  DSC00258  P1110281  DSC00261

Produits italiens, fromages suisses, boucherie française, plats à emporter : miam !

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Produits syriens, chocolats fantaisie du Costa Rica, fontaine de confiture de lait : re-miam !

            Le Salon, ce sont aussi les "famous people" : notre Duracell national (j'en ai parlé dans l'article précédent) mais aussi tout le gratin des syndicats, distributeurs, banques, assurance, ministres et conseillers que compte l'Europe. J'ai fait quelques instants la petite souris (le gros rat ?) dans ce milieu, serrant la main à la ministre de l'Agriculture de Finlande, devisant avec des conseillers de je-n'ai-pas-retenu-le-nom mais ça semblait fameux, ou déjeunant avec un responsable syndical allemand. Occasion de dépoussiérer mon teuton et de me lancer dans des prouesses germanisantes... Tout cela m'a surtout permis de bien manger, avouons-le, dans un excellent restaurant au centre du Salon et réservé à quelques happy few. Et oui, je me la joue... Coupe de champagne, suivie d'un simple carpaccio de boeuf au basilic et parmesan qui m'a mise en bouche pour une expérience culinaire inédite : des tripes. Je n'en avais jamais mangé, et j'ai pensé que s'il y a un endroit où en goûter en étant sûre qu'elles seront très bien préparées et cuisinées, c'est ici. C'est parti donc : tripes au cidre pour la moufette ! Et bien, un délice, sincèrement !!! Suivi d'un énorme plateau de fromages (comté, époisse, vacherin et autres coulants onctueux...) qui ont fini à fortes doses dans mon assiette. Café avec mignardises (cannelés bordelais et madeleines).

            Je finis donc le Salon de l'Agriculture repue et somnolente, avec la vague idée de nous acheter un jour un âne, chevelu et doux, comme animal domestique...

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Le Salon de l'Agriculture et Sarkozy : surfaits ? (Part One)

            Pour accompagner la suite, rien de tel qu'une petite musique pour bien comprendre les enjeux de cette journée :

Super Pouvoir d'Achat (la chanson du dimanche s02e11)
Vidéo envoyée par lachansondudimanche

            Les gens sont tout de même super fous. Voire super flous. Ou encore superflus. Je ne sais plus. Dernier exemple en date.

            Le Salon de l'Agriculture a donc commencé ce matin et j'ai eu la chance de pouvoir y assister en VIP... Privilèges, privilèges, qui m'ont donc permis d'entrer sans faire la queue, sans payer et d'assister dans la tribune, insigne honneur, au discours de notre Omnichanoine. Je raconterai plus tard l'expérience agricole en elle-même, mais penchons-nous d'abord sur ce grand moment : l'arrivée et le discours de "He-Who-Should'nt-Have-Been-Elected"...
          Les journalistes ont rapporté que la cohue autour du Président-Pouvoir D'Achat (PPDA, hahaha !) était totale, ce qui est très flou et laisse supposer quelque chose de faux : non, les gens s'en fichaient royalement (sans référence aucune à Ségolène ici) ; d'aucuns disaient même : "oh non, le voilà, allons ailleurs". Mon cher et tendre et moi-même avons d'ailleurs tenté de fuir la procession présidentielle, après le discours, mais peine perdue : l'Omnichanoine nous suivait, et à deux reprises dans d'autres parties du Salon nous nous sommes vus poursuivis dans une contre-allée où nous nous étions réfugiés tranquillement !!! Heureusement, j'avais déjà exprimé mon refus de tout poste dans un quelconque cabinet...
            La cohue était donc, en réalité, le fait d'une vingtaine de personnes collant au train de l'Omnicolas, journalistes et preneurs de son pour l'essentiel, quelques membres du personnel de sécurité (dont un bel officier de marine) et les principaux responsables du Salon. Et point final : tout le reste du public le fuyait ostensiblement !!! Donc cohue il n'y eut point... Chahut il y eut, en revanche : sur l'escalier menant au second hall, l'Omnichanoine remercie et salue les gens restés en bas, dont une partie commence à applaudir (bande d'ovins !) et l'autre partie, estomaquée que l'on puisse seulement penser à ovationner cet omniprésident, se met à huer... Comment ça, vous avez des photos de moi en train de tirer la langue ???
            Le discours et les tribunes, c'est une autre affaire : première chose, notre Chanoine national a préféré faire un tour de piste du ring central en saluant chaque animal et son éleveur, qui les chevaux de trait, qui les caprins, qui les ovins, qui les bovins... Chirac parcourait le salon dans son ensemble ; ici seulement quelques mots à chacun sans écouter, m'a-t-il semblé, un traître mot des présentations du Président du Salon. Il a flatté (amour des chevaux et de Carla oblige) les naseaux d'un équidé fulminant qui se soustrayait à la caresse : pas de chance. Après un rapide bain de foule, foule limitée il faut le dire aux premiers rangs des gradins où nous étions (environ trois cents personnes triées sur le volet... pas si bien triées que cela, remarquez : j'y étais...), le discours.
            Discours qui m'a ulcérée mais c'était couru d'avance. Outre l'ouragan permanent (on démonte tout, il faut tout remettre à plat et en cause, "avant "ils" (?) faisaient comme cela et regardez où cela nous a conduit"), le jeu sur l'angoisse ("on ne peut plus laisser faire", "certains se voilent la face") et l'imprécision permanente ("on", "certains", "les autres", "avant" et le sublimissime "vous savez, quand j'en débatais avec l'autre dame, là, lors des élections présidentielles..."), ce fut un tissu de tautologies. Exemple : l'agriculture ne pourra survivre qu'avec les jeunes agriculteurs. Certes : si les agriculteurs vieillissent et qu'ils ne sont pas remplacés, ils mourront et personne ne leur succèdera. OK, logique. C'est vrai qu'un des problèmes est de garantir un travail à long terme aux agriculteurs, comme dans tous les secteurs d'ailleurs. Mais c'est la manière dont l'Omnichanoine assène des évidences en faisant semblant d'être enfin le seul à faire avancer les choses, d'être original, qui est horripilante. Et les gens... applaudissent. Pour rien. Ou plutôt pour avoir entendu des évidences réduites et simplifiées ; et comme il le dit lui-même, c'est "[sa] vérité"...
            Force de propositions ? Oui, toujours autant : mais il ne peut s'empêcher d'être un peu à côté de la plaque... Faire classer le patrimoine gastronomique français à l'UNESCO, parce que "la gastronomie française est la meilleure au monde" ; réformer la PAC, ce que tous les politiques soulignent depuis quinze ans en disant qu'il innove grandement en cette matière mais sans laisser entrevoir de véritable piste de réforme. Et tout cela se clôt en flattant les plus bas instincts du public, lourde insistance sur le travail et les valeurs du travail que LUI comprend et partage... Et avec le ministère de l'identité nationale, on a "patrie", et les méphitiques relents de bondieuseries on a "famille"...

            Finalement, tout ce personnage se résume en un mépris sans fin et absolu pour... tout ce qui n'est pas lui.

          Mais bon, il ne fait que son boulot de Duracell sautillant d'annonce en annonce. Le plus fou se passe en fait dans les tribunes applaudissant à chaque ineptie, à chaque évidence. Et dans ces cas-là, je ne peux m'empêcher de regarder mes congénères et de me demander si nous appartenons bien à la même espèce...

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22 février 2008

A force de faire des quizz bêtes...

Quizz rapide : Quel héros de série télé es-tu ?

 

Tu es :
Al Bundy (Marié, 2 enfants) : 77%
Will Smith (Le prince de Bel-Air) : 77%
Mitch buchannon (Alerte à Malibu) : 71%
Hannibal Smith (Agence tous risques) : 70%
Mac Gyver : 70%
Cordell Walker (Walker Texas Ranger) : 69%
Alf : 66%
Tony Mitchelli (Madame est servie) : 62%
Joey (Friends) : 62%
Rick Hunter : 62%

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