Les tribulations d'une moufette...

Coups de foudre du quotidien !

13 mars 2008

Parce que tout change ("Heart of Glass").

            Oui, la pire, c'est Faye Wong : comme elle n'y arrive tellllement pas. Et pas seulement dans cette chanson... Les "Puppini Sisters" s'en sortent vraiment bien. Mais on n'atteindra jamais Debbie Harris de "Blondie". Na !

Posté par Chouyo à 20:31 - Culturons-nous ! - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le magazine "Chasse" ou comment envisager d'une tout autre manière vos balades en forêt...

            Lors du dîner à la Maison de la Chasse, c'est surtout l'exemplaire de Chasse, "premier magazine cynégétique gratuit", qui a retenu mon attention...
            Après quelques articles sérieux sur le "Symposium cerf 2008" ou sur le "Double Express Asper" (hum, tout ceci est quand même super malsain...), cette publication nous offre quelques photos d'une superbe créature quelque peu dénudée (et ce n'est pas une antilope ou un gnou) pour... vendre des vêtements de chasse au tireur de lapins ébahi par ce que la nature recèle de beautés. Outre l'intérêt ABSOLU de montrer cuisses féminines et ventre fécond pour vendre de la camelote de chasseur, les commentaires valent leur pesant de noix de cajou. Je cite : "Kathy, 28 ans, adore les voyages de chasse. Alors, quand Christophe G. de [site de vente en ligne de vêtements de chasse] lui a proposé une excursion en Afrique, impossible pour elle de refuser. Au programme, la savane à l'approche du gros gibier et des antilopes...". Je sais : c'est mythique comme la voix-off des films érotiques diffusés par M6...

            Et ça continue, photos à l'appui :

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Là, elle n'a pas encore trouvé le bas...

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Là, elle a trouvé le bas. Et un homme (un vrai). On apprend d'ailleurs que "Christophe est proche de ses clients (...). Kathy et lui portent une chemise en coton, idéale pour toutes les activités..." Car, dans cette entreprise, "on aime bien voir ses proies". No comment.


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En conclusion, il semble que la demoiselle soit satisfaite de son week-end de chasse avec Christophe G. et le commentaire le clame : "Kathy se l'est promis, entre deux mini-safaris (...) un moment de détente sera bien venu"...

            Cerise sur le gâteau, parce que je vous gâte et que ce magazine est vraiment à la pointe du progrès, vous avez le droit à un échantillon dès la première page. Vous savez, dans les revues pour femmes (ce genre de choses que je refuse absolument d'acheter et que parfois, au comble de l'ennui, je feuillette chez le médecin), on trouve des échantillons de parfum. Qui vous empestent les doigts et les pages avoisinantes au point que vous laissez tomber la revue et allez voir ailleurs.

            Le magazine Chasse a le bon goût, lui, de proposer quelque chose d'utile !!! Un truc qui attire les sangliers, par exemple...

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Oui, vous avez bien lu : de l'urine de laie en chaleur. On est chasseur ou on ne l'est pas...

        Nooooooooooon, ce n'est pas une bonne idée du tout d'en mettre pour la prochaine balade que vous ferez dans les bois... Et on n'en met pas non plus sur le manteau de la cousine Gertrude !!!

            C'est bien beau, mais j'en fait quoi, moi, maintenant ???

Posté par Chouyo à 19:35 - Culturons-nous ! - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dîner à la "Maison de la Chasse".

            Dîner à la Maison de la Chasse, c'est un peu mettre le pied dans un autre monde. En tout cas pour moi.

            Déjà le lieu : hôtel particulier situé dans le Marais (64, rue des Archives, Paris IVè), contigu au Musée de la Chasse, ambiance feutrée assurée. Les salles XVIIIème siècle restaurées n'ont rien perdu de leur charme, boiseries, escalier magistral, caves et recoins, et jardin d'agrément qui donne envie de venir se faire dorer la pilule en été... Mais impossible : je ne suis pas membre du club. Parce qu'il faut être membre pour pouvoir frayer avec ce monde : nécessairement chasseurs, personnages placés (bien) le plus souvent et autres tenants d'un monde dont je n'entrevois que quelques bribes à l'occasion.
            Le décor fait penser à un club de la plus pure tradition anglaise, mâtiné d'ornementations vieille-France : petit salon avec lourds fauteuils club de cuir, ou bien canapés et chaises tapissés (motifs de chasse, nécessairement !), et des murs chargés d'oeuvres (d'art, parfois) rappelant les scènes de chasse mémorables de la mythologie gréco-romaine, de la mythologie française ou de l'imaginaire dixneuviémisant. wiekisomers05Ce qui donne quelques bons fous rires, ne nous en cachons pas, comme avec la fantastique (au sens propre du terme) théière en faux crâne de sanglier et recouvert d'une fourrure : du dernier chic pour les thés-petits gâteau entre amies le dimanche (ici,il s'agit de la version de Wieki Somers, High Tea Pot, 2004)... Egalement, quelques chef-d'oeuvre de taxidermie, comme un renard confortablement lové sur un siège : DSC00283on croirait qu'il va détaler à toute vitesse devant nous. Des massacres, également, ces étranges compositions du crâne et des bois de l'animal tué ; ou les trophées, arborant les chefs des mêmes animaux, empaillés. Au-delà de l'aspect quelque peu rebutant de l'exposition du palmarès au milieu d'un salon, la chose est ici assumée avec une bonne dose d'humour DSC00281: une salle entière est consacrée à une collection de trophées où vous tâchez de reconnaître les différentes bestioles, qui avec cornes torsadées, qui avec bois, qui avec petites cornes, etc. Jusqu'à arriver à une énorme tête, sorte de sanglier blanc dont les yeux rouges... bougent parfois. Fort désagréable idée de s'attarder sur lui. Plus drôle, même le parking s'y est mis : bison et crocodiles y côtoient donc les dernières berlines et familiales des cotisants de la maison : une nouvelle manière de décorer son garage. Et dans le genre "devenons résolument fous !", je vous propose ce charmant lustre, en andouillers de cerfs, le dernier cri pour épater la galerie lors des dîners mondains !

            Chouette : j'avais toujours espéré pouvoir employer le mot "andouillers". C'est fait.

            Quant au dîner, plutôt bon mais pas autant qu'on aurait pu le croire. Je suis dure mais c'est pour le bien de l'humanité... Champagne en apéritif, martini rouge pour moi, et dîner de mets frais et délicats, mais parfois un peu prétentieux dans les dénominations et le résultat. Le capuccino d'avocat au crabe, par exemple : le chef est italien, certes, marié à une Vietnamienne. Il en résulte parfois des envolées lyriques qui... devraient aller au bout de leur lyrisme plutôt que de se recentrer mollement sur la tradition culinaire franco-française. Finalement, le cappucino s'est avéré une redite médiocre de notre habituel avocat-crevette ; avec le problème supplémentaire des miettes de crabe qui ne se mêlent pas à l'émulsion d'avocat. J'aurais plutôt préféré cette même émulsion, plus relevée d'ailleurs (citron voire piment rouge) avec un beurre de crabe. Ou une crème de crevette citronnée. Mais là, non, ça n'allait pas. Le plat principal fut plus concluant (attention pour les lecteurs attendris par les grosses bestioles aux yeux câlins) : noisettes de biche (en fait, de petites tranches) et galettes de pomme de terre en sauce chasseur. Cette viande est délicieuse car extrêmement savoureuse, le goût en est fort et la texture moelleuse à souhait sous les dents. Quant au dessert, le fondant au chocolat était bon, je ne suis pas dithyrambique vous remarquez, agrémenté à notre demande (mon chéri a lui aussi fait ses grands yeux câlins) d'une once de glace à la mangue. Repas plutôt bon donc, mais pas aussi grandiose que le décor le laissait prévoir : mais tout de même, l'expérience d'une déambulation dans les recoins de l'hôtel particulier vaut vraiment la peine !

            Prochain article : les arcanes du magazine Chasse...

 

Posté par Chouyo à 12:38 - Gastronomie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Retour...

            Oui, je suis rentrée. Et repartie.
            Pas du tout eu le temps d'écrire et de pomponner avec quelques photos les lignes rédigées, mais je vous fais cela pour ce soir... Je vous raconterai Istanbul, je vous raconterai Lyon, je vous raconterai comment "Heart of Glass" change au fil des années et comment il est bon de savourer les Pink Floyd quand le moral est au plus bas... Quant aux municipales...

Posté par Chouyo à 09:18 - Ma vie, moi, je, personnellement... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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