J’adore nettoyer. Et j’avoue que notre appartement en avait bien besoin, je l’avais négligé depuis quelques semaines me disant que de toute manière il y allait avoir du passage, du déménagement, et qu’il faudrait le rendre propre lors de l’état des lieux : autant attendre quelques jours de plus !

          J’ai donc lavé, gratté, nettoyé et fait briller à tel point que le représentant du propriétaire pensait que nous n’avions pris possession des lieux un an et demi plus tôt : et bien non, trois ans déjà ! Un appartement vraiment très chouette, refait à neuf, grand mais… très bruyant. Ce qui nous a malheureusement gâché le sommeil pendant les deux dernières années surtout, avec cette rue très passante qui relie deux points fort appréciés des fêtards de la capitale, qui hésitent rarement à crier à des heures indues sous nos fenêtres, où la dégradation progressive de l’immeuble a conduit aux claquements répétés des portes du rez-de-chaussée produisant un bruit extrêmement agressif et intrusif matin et soir auquel s’ajoutaient les deux portes automatiques du garage, et auquel s’est enfin rajouté, il n’y en avait pas assez, un bar à musique juste en face de notre chambre… Joie immense, tu t’en doutes. Et bien sûr, je ne parle même pas de toutes ces motos et scooters ayant fait leur apparition massive depuis les grèves de l’année précédente, dont les rugissements nous heurtaient à chaque passage dans cette ligne droite, avec les crissements de pneu et les klaxons le matin lors des livraisons qui bloquent cette rue parallèle fort intéressante dans le trafic parisien. Une préparation à Bombay, en quelque sorte, mouahahahahah !

            Nous n’avons pas déménagé avant, car nous savions vouloir partir. Mais le timing du marché du travail n’est pas forcément le plus limpide : nous avons donc attendu, trouvant des solutions pour pallier ce bruit, qui a tout de même contribué à une forte baisse de moral, avec cette impression d’agression permanente, d’autant plus forte pour quelqu’un qui a longtemps vécu dans le calme haut-alpin.

Mac_Gyver           Toujours est-il que j’ai bien nettoyé à fond. Plinthes et murs même, en m'appuyant bien sur mon bras gauche. Si bien qu’une semaine après, j’ai le poignet encore vraiment très endolori (flexion : mouaïïïïï ; extension : mouinnnnnn !), dans une attelle de fortune à la Mac Gyver : bande collante appliquée et crayon faisant office d’attelle. Au point que je me suis demandé si je ne m’étais pas déplacé quelque chose… mais je l’aurais senti ; une bonne tendinite sans doute. Super pour porter nos six sacs à l’aéroport, nos bagages à main, brandir passeport et papiers tout en faisant avancer le chariot. Et super pour faire le ménage qui ne manquera pas à l’entrée dans notre nouvel appartement nettoyé aux standards indiens…

         Mouahahahahaha ! Cela m’apprendra...