Je suis super en retard pour faire ces voeux, et j'en ai déjà faits ailleurs : cela vaut-il donc le coup de recommencer ? Oui. Toujours.


                   On m'a demandé quel était le souvenir que je retirais de cette année 2008 qui s'est achevée : pour moi, le choix qui s'est offert à moi, par l'entremise de Tac, de partir vivre à Londres ou à Bombay. L'hésitation a été de courte durée, le côté pimpant, poshy, luxury ayant cédé à la veine aventureuse.
                    A laisser derrière soi, comme un sac plein de gravats, je dirais toute cette année politique, désespérante à tout point de vue, ainsi que la lente et irrésistible dégringolade du Monde et de la presse française de manière générale. Je ne mets pas les attentats de Bombay dans ce que je souhaite oublier : non, on ne peut pas encore les laisser derrière soi. Chaque matin, les journaux ici apportent de nouvelles informations, et certaines précautions tout comme les panneaux commémoratifs rappellent régulièrement la violence...

                   Pour cette année 2009, je me souhaite une nouvelle capacité, celle de prendre les choses professionnelles en main, de nouer les contacts et de les maintenir, de pouvoir surmonter cette crainte qui m'empêche régulièrement de mener mes projets à bien.
                    J'espère pour le monde du courage, du courage politique pour les représentants des contrées en guerre comme pour les pays sur le fil du rasoir, du courage politique en France pour parvenir enfin à ânonner le mot "récession" et à cesser les tergiversations et les retournements de veste, enfin beaucoup de courage quotidien pour ceux qui se battent avec trois francs six sous pour faire vivre une famille quel que soit leur lieu de vie...