Depuis quelque temps, on ne parle que de ses bourdes : Benoît Ksvi. Il les accumule il faut dire. Petit rappel :

- la réintégration d'évêques intégristes. En soi, déjà, c'est pas mal car cela signifie réintégrer des personnages encore plus obtus et rétrogrades que la Curie et le pape réunis. Mais il fallait en plus y ajouter...

- ... un évêque négationniste, qui persiste et signe, réintégré par la même occasion ;

- vient ensuite l'excommunication au Brésil d'une mère et de médecins ayant pratiqué un avortement (ce qui en soit est déjà costaud intellectuellement) sur une fillette violée (là, c'est gigantesque), elle-même excommuniée. On atteint le point de non-retour en lisant les propos de l'archevêque de Recife, Mgr Sobrinho : "La loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes". Tout prélat tenant de tels propos devrait immédiatement être renvoyé au Vatican...

- une nouvelle condamnation de la contraception et de la procréation assistée ;

- une nouvelle mise au ban de l'homosexualité comme mettant en danger l'écologie humaine ;

- je suis rousse. Devrais-je faire attention ? ...

               Et tout ça en six mois. Grave ? Oui. Plus que ça même. Que faut-il attendre de plus pour que cette institution soit enfin mise à bas...

Nom de Dieu !

Si César Borgia* avait été pape,
les catholiques n'en seraient pas là...

* Note culturelle du jour : César Borgia, grand personnage du XVème siècle italien, fils du pape Alexandre VI. Cardinal de son état, mais surtout condottiere, il conquiert une partie de l'Italie centrale à laquelle il aurait pu adjoindre les Etats pontificaux. Nicolas Machiavel montre dans Le Prince (attention, top chrono, je n'ai plus que 30 secondes : si je me mets à parler de Machiavel, on en a pour des heures...), à quel point César Borgia a été près de réaliser la conjonction du pouvoir spirituel et temporel, quelque chose de politiquement grandiose et effroyable à la fois. Friedrich Nietzsche reprend cette idée en une phrase lapidaire et sublime : "César Borgia, pape... me comprend-on ?" (L'Antéchrist, 61). Ahhhh, Nietzsche...