L'Inde, c'est chouette. Je m'y plais, c'est sûr. Mais il ne faut pas oublier que l'Inde, c'est aussi ça :

- tu rentres du Madhya Pradesh à point d'heure car ton vol en partance d'Indore a été dérouté vers Nagpur, genre une escale intercalée dans un vol d'une heure. Que tu avais justement choisi parce qu'il ne durait qu'une heure. Résultat, le vol dure deux fois plus longtemps, et a pris une heure et demi de retard car la compagnie n'a pas été fichue d'obtenir le laisser-passer de l'armée de l'air (tous les vols doivent avoir son autorisation) AVANT de dérouter l'avion... Evidemment, à Nagpur, nous restons dans l'avion où un employé est venu nous demander de produire notre carte d'embarquement et d'identifier nos bagages à main, alors que nous n'étions pas sortis de l'appareil...

- tu reviens bien sûr avec plein de belles découvertes, des progrès en hindi, des photos, des anecdotes, de bons moments et des véritables coups de gueule (je te parlerai de la lubricité de la tranche des 14-25 ans, tu vas adorer) ;

- et en prime, tu reviens aussi avec tes amibes thaïlandaises en pleine rave party dans ton bidon !!! Va savoir pourquoi, auraient-elles trouvé des amies indiennes ?, elles se sont réveillées. Du coup, aucun médicament à portée de main ne fonctionne, exténuation totale de la Moufette, douleurs aigües et une tolérance infiniment moins grande aux non-sens de l'asurde du pays. Les amibes, j'ai déjà donné, cela ne part pas vraiment mais j'aurais aimé qu'elles attendent encore un peu pour s'amuser à nouveau...

- tu reviens enfin dans ton délicieux home pour découvrir que toute la rue est en travaux pendant... vingt-cinq jours... mouhahahahahhahaha ! Et comme le temps indien est ce qu'il est, on espère que cela sera fini dans trois mois. Cela occasionne un bruit d'enfer sous TOUTES tes fenêtres, et imagine-toi : pour que la voiture accède à notre propre immeuble, il faut un pass à aller chercher au commissariat bondé d'un aurtre quartier et, tiens-toi bien, IL FAUT LE PAYER !!! Là, j'ai hurlé pour la première fois un jubilatoire "benchod" que, je l'espère, tous les culs coincés de notre immeubles ont entendu. Oui, la vulgarité soulage les amibes, c'est bien connu !

- bien sûr, qui dit travaux dit bruits et difficultés d'accès mais aussi... remontée des bestioles ! Donc, malgré le passage du Pest Control il y a dix jours seulement, ce sont de magnifiques spécimens de gros cafards dodus qui nous rendent visite. Mais, ça, cela ne me dérange pas tellement je t'avoue : le retour du come back des amibes me fatigue un peu plus...

           Tout ça pour te dire que le Madhya Pradesh m'a beaucoup plu, à part les touristes et les conséquences de leur présence (les billets suivront), et que j'ai quatre jours pour me remettre de mes amibes avant Calcutta et le Bhoutan : bon, c'est pas tout ça, mais j'ai une chasse à faire, moi !