Important : aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la Mini-Moufette. Qui a dix ans de différence d'âge avec la Moufette. Mais parfois tu te demandes qui est l'aînée...

                Les blogs en parlent, les journaux aussi, Susan Boyle cette inattendue chanteuse de talent du télé-crochet britannique Britain's got talent. Effectivement, quelle prestation !!! Inattendue, c'est absolument certain. Un peu trop inattendue, d'ailleurs ? Le contre-emploi absolu : physique, vestimentaire... Trop à contre-emploi de nouveau : je ne peux m'empêcher d'être un peu sceptique, et de me demander si la production n'a pas arrangé quelques petites choses, la surprise n'étant pas la dernière. Les aller-retours de la caméras sur les grimaces puis l'étonnement, les bouches bées et les yeux écarquillés dans le public comme chez le jury ne manquent pas de théâtraliser la scène, ce qui provoque peut-être mon scepticisme.

                En tout cas, une belle interprétation d'une des comédies musicales que je préfère, Les Misérables. J'en connais chaque recoin par coeur je crois (en anglais uniquement, va savoir pourquoi), et me suis toujours sentie isolée dans mon engouement (peut-être est-ce une question de génération ?). Toujours est-il que, qu'il y ait entourloupe ou pas, Susan Boyle a réellement une voix de professionnelle. Et un comportement scénique professionnel, tout comme avec le public ou avec sa gestion du trac. Et quand je dis "professionnelle", je parle de chanteuse professionnelle bien sûr, tssss...

               Finalement, je lui sais gré d'avoir remis sur le devant de la scène les rêves de Fantine. D'ailleurs, si tu aimes pousser la chansonnette, je crois que cette comédie musicale est faite pour toi : il y a de quoi se régaler, avec tous les registres possibles. Pour ma part, la chanson qui m'est la plus chère (avec le très drôle passage où l'on découvre les Thénardiers, le dialogue entre Jean Valjean et l'évêque de Digne, puis le duo du même avec Javert... et aussi la réflexion de Marius... D'accord, j'arrête), parce que tellement réaliste sur l'angoisse de ceux qui n'ont rien. Et tellement contemporaine quand tu lis les faits divers des journaux indiens. Et pas qu'indiens...

                   Alors après ça, la Révolution...

"Then join in the fight that will give you the right to be free..."

Sur mon blog en Rickshaw, j'explique comment j'essaie de garder contact avec la France...