Les tribulations d'une moufette...

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31 juillet 2009

Quand j'étais caissière.

Caissi_re

            J'ai été caissière quelque temps, dans un très grand magasin (un "mégastore") des Champs-Elysées au logo blanc sur fond rouge. Pour ceux qui ne voient toujours pas, sir Richard a aussi des compagnies aériennes et un opérateur de téléphonie... Je me suis donc, au retour d'Angleterre (autre temps, autre billet), assise gentiment sur une chaise tournoyante devant mon écran à attendre le client pendant la journée, puis à contenir le client vers 23h30, heure de pointe dans ce lieu. Je ne pensais pas par la même occasion entamer une carrière d'ethno-anthropologue.

             Il faut dire qu'en terme de terrain, les Champs-Elysées sont du pain béni, et encore plus quand tu es placée aux caisses du rez-de-chaussée. Celles qui recevaient à l'époque tous les clients férus de musique, ou plutôt : férus de l'achat compulsif de CD. J'ai eu alors sur le comptoir, à hauteur des yeux, des piles et des piles de CD d'un coup. Parfois la taille équivalait à ma paye mensuelle. J'étais étonnée, au sens propre du terme : comment peut-on acheter autant de CD d'un coup (moi, j'en achète un ou deux par an...) ? Des théories fantasmatiques sont nées alors, des typologies du client : il y avait les DJ, ceux qui consomment du CD parce qu'ils doivent être au courant, mixer, utiliser la musique dans un but créatif. Il y avait les "fais-tout-péter", ceux qui prenaient au hasard les CD placés en tête de gondole pour dire qu'ils avaient bien évidemment le dernier Truc ou le dernier Muche à la mode. Il y avait aussi les Mafieux, vraiment très nombreux : ceux-là payaient comptant. En cash. En billets étalés sur le comptoir, comme si j'avais été croupière à Las Vegas. D'ailleurs, n'étais-je pas croupière à Las Vegas finalement ? Avec mon petit gilet rouge dans ce décor noir et rouge ; un ou deux piliers néo-classiques en plus, et on s'y serait cru. Et, parmi la foule de clients ordinaires (un ou deux CD), il y avait les petites frappes : ceux qui achetaient un CD ou deux singles, qui hurlaient trois ou quatre phrases à travers le magasin pour causer à leurs potes restés au premier étage, et qui mataient avec passion les clips vidéos diffusés dans tous le magasin.
           Mon souvenir musical de l'époque ? J'ai vu ce clip des centaines de fois, en petits et en grands écrans, reproduit à l'infini...

            Le plus agréable était évidemment qu'une des caisses de l'étage inférieur m'échoit. L'étage de la librairie. Fort, fort, fort intéressant. A quel point les comportements étaient sensiblement les mêmes : ceux qui accumulaient en un achat tous les derniers titres parus (dans ma tête : des journalistes et chroniqueurs devant se tenir au courant ? Ou bien une horde de monomaniaques de la "rentrée littéraire" était-elle en voie d'apparition ?), ceux qui compulsaient avidement tous les titres sur un seul sujet (ayant trait souvent à la forme, à la maternité ou aux loisirs, jamais vraiment sur un autre thème) ou bien ceux qui achetaient sans savoir. On le sentait, on le voyait : un client qui passe en coup de vent, furète trois secondes autour des tables, demande conseil à un "conseiller" qui souvent n'en savait rien, prend un livre au hasard. Ceux-là, souvent, s'étonnaient du prix du livre arrivés à la caisse.
            
            Ce que j'en ai retenu ? La joie de maîtriser les manipulations de caisse, avec ses automatismes et ses procédures (le décompte et tout et tout), la joie de jongler entre les cartes (Visa, Mastercard, Amex, Dinner's ?) et les devises (à l'époque, le seul magasin à accepter les dollars, les yen et quelques autres devises européennes). Et surtout, surtout : le vernis à ongles. C'est à cette époque, où je regardais bien souvent mes doigts et mes ongles tant le temps me semblait long entre les piailleries des collègues, les exigences des clients (parfois pas piquées des vers) et l'attente, l'attente, l'attente du prochain encaissement. De là, des ongles vernis de couleurs flamboyantes, avec des dessins surimposées, des arabesques dorées, des points noirs, des carrés rouges. De l'art éphémère pour passer le temps perdu...

              Le moment le plus people ? Avoir eu le sosie français de Mel Gibson à ma caisse, et avoir été la seule dans le magasin entier (clients compris) à ne pas l'avoir reconnu. Il  était passé dans une émission quelques semaines plus tôt, je n'en savais rien. Je n'ai d'ailleurs même pas tilté en voyant son visage (j'aurais au moins pu croire qu'il s'agissait de Mel en personne). Donc je n'ai pas bavé, ne me suis pas emmêlé les pinceaux et n'ai pas eu gestes inhabituels. Même pas une lueur d'intelligence dans mon regard ("je sais qui tu es, mais je fais comme si de rien n'était"). Ce sont mes collègues qui m'ont informée de la chose.

            Mon plus beau souvenir de cette expérience ? Un client. Qui cherchait désespérément un livre sur Richelieu. Qui avait fait tout le rayon, qui avait demandé à tous les "conseillers" de la librairie et qui, de ce fait, avait pris tel bouquin. Arrivé à ma caisse, il me le tend mais hésite encore un peu : "je ne suis pas vraiment sûr que ce soit le meilleur". Ce à quoi, je réponds "ah oui, c'est certain ! S'il y avait le XXX de YYY publié chez Robert Laffont, ce serait mieux : il est plus précis, plus problématisé et beaucoup plus pertinent". Ni une ni deux, il retourne chercher le fameux opus. Paye le livre et deux autres livres (identiques), dont il s'empresse ensuite de m'offrir un exemplaire pour me remercier. Tellement étonnée (ce n'est pas le genre de la clientèle de la maison), je n'ai même pas repoussé le cadeau au moins par politesse : le client est reparti heureux comme un pape, comme moi de mon travail le soir...



30 juillet 2009

Les FBAG (et du concours dedans) !

             Mouahahahahah ! Tu y as cru !!! Tu as vraiment cru que cette semaine, il y aurait des FBAG ? Naaaaan, t'y es fou toi...
            
             ...

             En fait, je suis tellement à l'ouest (à l'est en réalité, c'est dire à quel point j'en suis) que j'ai préféré proposer cette semaine une petite élection (la semaine prochaine, ce sera donc double ration). Aujourd'hui, c'est la fin du mois et tu vas donc pouvoir...

élire Miss ou Mister FBAG juillet 2009 !!!


             Une bonne cuvée, il va sans dire, ronde en bouche, un tanin remarquablement atténué par des saveurs boisées...

             Comment faire ? C'est simple : parmi les quatre sessions déjà parues, tu me sélectionnes les quatre plus belle FBAG du mois, parmi celles mentionnées sur la page récapitulative, et tu m'envoies ta sélection par mail (dachouyo(at)gmail.com), dans l'ordre de préférence (1 = la préférée). Tout le monde peut voter jusqu'à dimanche minuit (heure de Paris) : tu peux donc rameuter tes troupes !!! Le cadeau ? Et bien vu que j'ai trouvé un convoyeur qui va faire dans quelques jours le trajet de Bombay à la France, tu peux être sûr qu'il viendra d'Inde...


Note : et sache que de toute manière, sur mon nouveau blog Wordpress trop trop beau, il y a aura une page entièrement consacrée aux FBAG, avec toutes les oeuvres de tous les temps du monde de la laïfe. Hein qu'elle est gentille, la Moufette ?

29 juillet 2009

Taaaaaac, ramène ton arrière-train !!!

*** Du fait de circonstances exceptionnelles (ça a planté, ça a déplanté, et maintenant faut bidouiller),

les FBAG sont reportées à jeudi soir ! ***

            Alors voilà : j'ai gagné chez Manu. Enfin, rétablissons la vérité : le caleçon de Tac est arrivé premier dans un concours où il fallait évoquer les plaisirs gustatifs britannique. C'est dire le pouvoir du caleçon... Mais depuis, un chantage digne des films de genre les plus noirs a débuté, me forçant par de vils moyens (rétention de nourriture, le pire) à dévoiler la face cachée du Tac au caleçon. Gros dilemme.

1) On ne rigole ni avec l'estomac, ni avec un caleçon, alors oui il y aura une photo !

2) Je crains pour la sécurité de Tac : de quoi sont capables des blogueuses déchaînées suite à la publication de la photo ? De quoi sont capables ses collègues s'ils venaient à la voir (je vous rappelle que la conception de la franche amitié virile ici est spécifique...) ???

             Résultat : une photo certes, bande de paparazzas échevelées, mais toute en finesse... Manuuuuuu, siteplé, je peux quand même avoir les shortbreads et la marmelade d'oranges (et tous les autres bonnes choses dont je vais me régaler) ???

Tac_cale_on

             Oui, c'est le fessier en or de Tac. Oui, c'est un vrai caleçon Burberry que je lui ai offert. Conclusion : oui, il a une réelle tendance à avoir l'arrière-train british, cet écureuil !

              Sinon, tu as remarqué : il aime faire la vaisselle en caleçon, protégé d'un superbe tablier rose et orange fluos...

La_vie_vue_d_un_rickshaw_petit

Là, je t'évoque la circulation DANS Bombay. Ahem...

28 juillet 2009

En coup de vent.

              Tu ne peux :

- être au four (à faire du pain avec ta MAP) et au moulin (à honorer tes rendez-vous dans des restaurants et des brunchs) ;

- faire visiter Bombay à de futurs résidents et bloguer à donf sur deux blogs en même temps ;

- trouver des appartements à Nice et faire quatre lessives à étendre, plier, ranger, rempoter cinq plantes magnifiques et courir après les geckos  ;

- créer ton nouveau blog et créer ton propre site professionnel ;

- débloquer ton serveur et progresser en hindi ;

- répondre à tes mails, participer à tous les concours blogosphériques et passer deux heures au téléphone avec chaque membre de ta famille ;


               ... et surtout, surtout...

- consolider ton niveau en chinois, regarder la saison 4 de "Dr House" tout en cherchant des perles pour les FBAG.


                A un moment donné, il faut faire un choix. Faire des FBAG avec ta MAP tout en mangeant dans des appartements à Bombay et en faisant visiter Nice en chinois par blog interposé. Comme ça, c'est mieux...

La_vie_vue_d_un_rickshaw_petit

Ici, un petit jeu de rien du tout mais bon voilà quoi !

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27 juillet 2009

La philosophie du pénis volant.

Bhoutan_Divine_Madman_3

                Quelle titre, quelle accroche, quelle image ! Et pourtant, je n’invente rien : il existe bien une philosophie, voire une religion, du pénis volant. Tu regrettes déjà d’avoir dormi pendant les cours de philosophie en terminale. Et tu te dis aussi que la Moufette, elle a trop fumé de garlic naan...

                En fait, c'est pour ce genre de choses que le Bhoutan est un pays réellement surpreBhoutan_Divine_Madman_2nant. Tu peux, entre autres, y voir plein de phallus peints sur les murs extérieurs des maisons bhoutanaises, comme ça, tranquille. Tout ceci plonge ses racines (prépare-toi un thé, vas-y, je t’attends…) dans l’histoire ancienne...

              Drukpa Kunley est né au Tibet en 1455. Après avoir perdu ses illusions sur le monde suite au meurtre de son père, il devient moine et parcourt la région pour apprendre les arts magiques et spirituels (le bouddhisme tibétain est, à l'époque, très lié aux pratiques magiques chamaniques).

                C'est alors qu'il met en place une nouvelle méthode pour convaincre les gens d'avoir une vie plus honnête et religieuse : choquer. Ce qu’il fait avec brio, il faut bien le dire, puisqu’il décide de mettre la débauche au premier plan de son art oratoire, pour attirer l'attention, démasquer l'hypocrisie et ridiculiser les discours conventionnels : il s'adonne donc avec force publicité à une pratique sexuelle intense, à des jouissances gastronomiques, à la fumette aussi... Il ne lui manque donc que le rock n’roll...

                 On lui attribue également des miracles, dont celui d'avoir créé le takin (l'animal national du Bhoutan, mi-chèvre mi vache (et non mi-figue mi-raisin)) en assemblant les restes d'autres animaux. Rien que pour ça, celui que l'on vénère sous le nom de Wise Madman me plaît beaucoup... Depuis, les phallus volants symbolisent le personnage et son enseignement, et protègent les maisons bhoutanaises sur lesquelles ils sont peints. Et si un couple désire un enfant, il peut aller se faire bénir grâce à un phallus de bois dans un monastère près de Punaka : et ça, c'est la classe !

                   Bon, c'est pas tout ça, j'y vais : je dois appeler Valérie Damidot pour parler pampilles et décorations phalliques...

Bhoutan_Divine_Madman

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26 juillet 2009

L'Age de Glace 3 : alooooooooooooors ?

L_Age_de_Glace_3              Je suis méchante, tu le sais : la Moufette adore trouver la petite bête, mettre le doigt sur le gros ou le petit défaut et torturer le livre, le film, l'oeuvre d'art ou bien évidemment la copie (c'est quand même le plus drôle...) jusqu'à ce que progrès s'en suive (dans mon propre choix). Sauf... pour les films d'animation.

               Besoin de retomber en enfance peut-être, ou d'un domaine où cesser d'exercer un tant soit peu d'esprit critique, toujours est-il que je suis très bon public quand il s'agit d'aller s'installer confortablement dans un fauteuil (de me moquer grassement de la diffusion de l'hymne national indien et des Indiens qui sont encore plus pressés que nous de se rasseoir après) et de chausser mes grosses lunettes noires de vision en 3D pour un dessin animé ou un film d'animation. J'adore. Nous sommes donc allés voir L'Age de Glace 3. Mais avant toute chose, avant les éclats de rire, ce qui m'a fait beaucoup de bien reste quand même... l'excellente diction en anglais des personnages (même Sid est compréhensible, c'est dire). Et ça, après Anges et Démons et sa multitude d'accents insupportables, après l'anglo-indien qui te force à adapter ta grammaire et à ta prononciation, cela fait un bien fou !!!

            Alors... j'avais adoré le premier, comme le premier Shrek, comme le premier Pirates des Caraïbes. Le deuxième opus ne m'avait laissé aucun souvenir (c'était pourtant tout autant un film d'animation : je ne devais pas être en forme ce jour-là...). Quant au troisième, et bien voilà : le début est un peu lent, il faut dire que comme pour toutes les suites, il faut un peu de temps pour replacer tous les personnages, ce qui est arrivé entretemps, en sus de placer les éléments d'une nouvelle aventure. Puis, c'est reparti...

*** SPOILER SPOILER SPOILER ***

             Une cascade de scènes très drôles (dans les gorges du rire fou, mouahahahahahahahah !!!) alternant avec des moments plus émouvants, le mélange des genres (une scène d'accouchement à laquelle Diego, le tigre à dents de sabre, participe entièrement) et comme toujours des réparties fines. Ainsi, à cheval sur un ptérodactyle :

- "c'est Sid là, en bas, allons le chercher !"

- Roger (comme dans un avion de combat)

- non, Sid !

- Roger !

- OK, mais on peut pas aller chercher Sid avant et on s'occupe de Roger après ?

             C'est facile et c'est bien fait : je suis fan. Et, innovation, des scènes se référant à d'autres films (ce qui était le cas dans Shrek mais pas dans L'Age de Glace dans mon souvenir) : une course poursuite aérienne dans des gorges arides avec superbes falaises sculptées (La Guerre des Etoiles 1), le personnage de Buck derrière lequel se dessine en filigrane, pour le passé, le comportement et la manière de parler Jack Sparrow (Pirates des Caraïbes) et évidemment la découverte du monde perdu sur un thème musical triomphant (Jurassic Park).

             Oui, L'Age de Glace 3 est plutôt une bonne cuvée, même si l'on ne retrouve jamais l'étonnement jubilatoire du premier opus. Et cette semaine, c'est Harry Potter et le Prince de sang-mêlé qui me tend les bras...

             Sinon, si tu veux savoir à quoi ressemble la Moufette, tu as le choix entre

Sid   ,  Donkey   et  ICI.

La_vie_vue_d_un_rickshaw_petit

Et ici, je te parle moisissures, Sarkozy et même de travaux à l'indienne...

25 juillet 2009

Du générique de "Sex and the City" : mes chaussures, moi et moi.

Sex_and_the_City             Au thème nettement plus guilleret que les précédentes séries dont j'ai parlées, ce générique de Sex and the City est un modèle très fin années 1990 : flashs d'images d'une ville parallèle au personnage principal sur une phrase musicale très simple. Il fait partie de ces génériques que j'ai attendus avec impatience pendant deux ou trois saisons, j'adorais la série, quand tout à coup, je ne pouvais plus le voir en peinture ! La série n'a alors plus tardé à m'horripiler...

             Quoi que c'est : Sex and the City est le nom d'une chronique que tient Carrie Bradshaw dans un grand journal new-yorkais. Elle y couche ses réflexions sur les relations sexuelles et affectives entre les hommes et les femmes, à travers sa propre expérience : avec ses trois amies, Miranda, Charlotte et Samantha, elles évoquent leur vie sexuelle et leurs tourments amoureux de célibataires (endurcies mais qui ne cherchent en fait qu'une chose, l'homme idéal voire le prince charmant) au sein d'un univers fait de jet-set new yorkaise, de haute couture, d'hommes et surtout d'elles-mêmes.

              Tu l'as compris, la série m'a agacée tout à coup. Et pourtant, je l'avais trouvée novatrice, détendante et très drôle. Je ne sais pas pourquoi : peut-être ai-je pris tout à coup conscience que rien n'est crédible dans cette histoire ? Que sous des dehors "parlons crûment de sexe entre femmes" et ayons des réflexions profondes, le propos était en réalité on ne peut plus conventionnel et respectueux de la morale ? Ou bien que, finalement, cette série ne parle que d'argent (combien de Manolo Blahnik vais-je pouvoir acheter ce mois-ci ? dans combien de restaurants huppés vais-je encore pouvoir manger ?) ? Je ne sais pas.

               Il reste que le générique rend très bien compte de cette atmosphère double, du conventionnel sans tabou : percussions et piano rappellent avec légèreté que le propos est détendu et sans a priori. Avec Sex and the City, le spectateur sait qu'il explorera avec humour la part la plus sympathique de la vie, le sexe, dans une ville sans limite. Gros plans sur le large sourire de plaisir de Sarah Jessica Parker au milieu de la rue, au milieu des vues d'ensemble sur les gratte-ciel de New York, ville des possibles. Elle jouit d'elle-même, habillée avec goût et originalité, au milieu d'une ville à son image.

                Et, à mesure que le générique avance, les plans sur l'univers de la série se rétrecissent : des bouts d'immeubles à l'architecture complexe, une roue de taxi ; en contrepoint, la présence de l'héroïne grandit. Du sourire au portrait, puis coupée aux trois-quarts puis en pied, il y a un phénomène de vases communiquants : moins la ville est visible, plus Carrie Bradshaw l'est ; moins elle parle du monde, plus elle parle d'elle-même. Le générique finit par conduire à l'héroïne debout au milieu du trottoir, dans sa jupe ballerine hors de prix telle un ersatz de Marilyn Monroe, éclaboussée. Le fauteur de trouble ? Un bus. Un véhicule des transports en commun (dont c'est, je crois, la seule occurence), sur lequel est placardée une publicité pour sa propre chronique.

              Qui est le titre éponyme de la série. Mise en abyme, de moi à moi, moi heureuse et satisfaite de moi-même qui est ramenée à la réalité, mais pour voir à quel point je suis célèbre... Le générique indique finalement clairement que la série ne parle de rien d'autre que de "moi-moi-moi-moi" tout en prétendant réfléchir aux problèmes qu'ont les gens à se parler, se plaire, se faire plaisir. Ce quatuor évolue hors du monde, dans un ailleurs où tout ce qui fait tâche au propre comme au figuré dérange et a été supprimé. Cela doit être ça qui a fini par avoir raison de mon intérêt : j'aurais du regarder le générique avec plus d'attention dès le début...

            

24 juillet 2009

Trouble.

Martine

             Je veux migrer (oui, il est venu le temps des migrations...). Mon nouvel hébergeur a un module Wordpress, que j'ai donc installé. Mais tout bugue quand tu cliques sur "mettre à jour le module WP" ; l'option est donc de le garder avec le thème blanc/bleu ? Oh nooooon !

             Alors j'essaie d'installer mon propre module WP, mais je ne le retrouve pas ; la base MySQL est activée, mais le client FTP n'installe rien où que ce soit.

             Je crois.

            J'ai compulsé tous les tutoriels existants, émis une fiche critique des différents Codex Wordpressus trouvés dans les archives nationales, réédité un parchemin  en latin traduit de l'original afghan (Wordpressi Congressi Acta Volumen) mais toujours point de lumière qui ne fuse entre FTP-MySQL-WP-CSS-Php et autres bases de données.

             Et le plus drôle est que je ne sais même pas de quoi je suis en train de parler. Toute aide de quelqu'un cumulant OVH et WP est la bienvenue !

            Heureusement, tout à l'heure :

L'été à Cannes ? C'est zen !

             J'irais bien à  Cannes.

              ...

             "Mais pourquoi donc ?", te demandes-tu. La Mouffette connaît déjà les lieux, pour avoir une bonne partie de sa famille résidant sur la Côte d'Azur et ce n'est pas la première destination à laquelle elle penserait pour de prochaines vacances. Sauf que.

           Sauf que pour l'été 2009, l'Office du Tourisme a eu la bonne idée de revoir ses propositions en fonction de la Crise (tu sais, celle qui rogne nos billets de banque), histoire de passer des vacances d'été inoubliables sans que, pour autant, ton portefeuille hurle de désespoir. Les activités proposées lors du Cannes City Zen sont extrêmement diverses (excursions, dégustations, visites, Marineland etc.), s'adressent aux petits et aux grands et proposent jusqu'à 30% de réduction afin de ramener un peu de soleil aux vacances qui auraient pu s'annoncer bien grisâtres autrement.

            Alors moi, oui, j'aimerais bien aller à Cannes en ce moment et en profiter pour faire une petite virée chez "Les Apprentis Gourmets" qui proposent des cours de cuisine à tarif réduit ; histoire d'apprendre plein de bons trucs de cuisinier et d'épater la galerie au retour des vacances ! Et puis la photo m'a inspiré confiance : ils ont l'air tellement concentrés que j'ai cru qu'ils se penchaient sur des microscopes, héhéhé ! En fait, non, la cuisine c'est tout un art mâdâme, et cela demande un peu de sérieux !

            Mais je ne m'en tiendrais pas là : après une journée dense, consacrée à la farniente et audit cours de cuisine, j'irai avec Tac me prélasser à la plage, la "C-Beach" précisément, histoire d'allonger nonchalamment mes jambes (loooongues, très loooongues. Et minces) sur ce magnifique divan, face à la mer, en sirotant la coupe de champagne offerte par la maison avant de déguster le dîner. Parce que les vacances, c'est bien, mais il faut se reposer aussi !!!

 

Article sponsorisé

23 juillet 2009

Les FBAG de la semaine : sex, drug and shoes n' roll.

           Cette semaine, je confesse avoir été légère (non, je ne parle pas de cette légèreté-là, bande de dépravés...). Peu de commentaires, des lectures en diagonale et vas-y que je cours à droite et à gauche, que je me fais un nouveau blog et un site pro. Et que je participe au concours de Manu que tu dois aller voter pour moi ICI (et que si c'est déjà fait, je t'en remercie tout plein !).

           En plus, attention j'espère que tu es assis, j'ai super mal au petit doigt de la main gauche et cela remonte progressivement (une névralgie cervico-brachiale droite peut-elle se transformer en névralgie palmo-auriculaire gauche ? Encore un mystère de plus pour la science...).

          Mais j'ai quand même récupéré quelques belles FBAG deci-delà : les voici, les voilà !!!

          Un moment de PHP rare, tout d'abord :

<?
function zyvamapoule($tiboum){
$tagada = array(”Annie”, “aime”, “l’Anis”);
$tzointzoin = array(”je”, “n’aime pas”, “menthe”);
$v=str_replace($tagada, $tzointzoin, $tiboum);
}
echo zyvamapoule(”Annie aime les sucettes à l’Anis”);
?>

Lolo chez MaO

 

                Puis, on a beaucoup parlé chaussures cette semaine (chez moâ aussi ? Mais pô du tout...) :

"Bonjour je m'appelle Baraginie et je suis une shoe-alique", Baraginie.

"Elles sont confortables. Et elles sont complètement raisonnables vu qu'elles sont des shoes "d'hiver"! Donc, ma conscience est à peu près tranquille...", L'épice.

              Il y a eu aussi du sesske (non protégé, et ça c'est mal !) :

"Le Tag en blogosphérie, c'est un peu comme la (petite) MST IRL (...) mais en même temps on ne se plaint pas, au moins ça veut dire qu'on baise", Miss 400.

"Elvis a dit : “Fuck me tender, fuck me true” ", Electroménagère.

              Il y eut ensuite des scènes dignes de Trainspotting :

"Que celle qui n'a jamais sniffé cette colle me jette son tube de crème", Pivoine.

"La blonde (en train d'arracher les cables de la salle de réunion pour se pendre avec)", La Blonde.

"La mariée a survécu jusqu'à l'ouverture du bal, qui, compte tenu de son état ressemblait à la scène finale du film "On achève bien les chevaux" ", Manu.


           Heureusement, les vacances, les voyages et le bon goût ont repris le dessus :

"Tu rêves de visiter le Vatican avec ton association d’éphèbes amateurs de Mylène Farmer ?", Océane.

"A part ça, on a eu un temps magnifique (Dunkerque au mois de novembre, tu connais ?…)", La Femme coupée en deux.

               J'espère que vous avez aimé ces FBAG et à la semaine prochaine !

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