26 août 2009
Plutôt que les cent pas, les cent livres.
Lu chez Madame Kévin et chez Ckankonvaou, je reprends cette liste des cent livres que préfèreraient les Français (bon, des fois, ils sont fous aussi les Français...) et je mets en ROSE ceux que j'ai lus.
Et puis je te donne tout de suite mes cinq préférés parmi cette liste :
1) Incontestablement les Fables de La Fontaine. Etudiées, réétudiées, lues, relues, sur-relues, et vu à quel point c'est dix mille fois plus complexe et exceptionnel que ce que l'on nous en dit habituellement.
2) Le Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien. Grandiose, complexe, passionnant.
3) Les Misérables de Victor Hugo. Pour la construction, la verve, le drame qui prend à la gorge et met la rage au ventre. Et puis tu chantes en même temps "Do you hear the people sing, singing the song of angy men, This is a music of a people who will not be slaves again, When the beating of your heart echoes the beating of the drums, There is a life about to start when tomorrow comes..." !
4) Si c'est un homme de Primo Levi. Un témoignage exceptionnel qui va bien au-delà du témoignage.
5) Vipère au poing de Hervé Bazin. Découvert il y a peu, j'en avais fait un billet, une plongée d'une lucidité rare dans les haines familiales.
Et si je devais en rajouter encore dix qui ne sont pas dans cette liste, ce serait :
1) L'espèce humaine de Robert Antelme. Un chef-d'oeuvre, tellement difficile et dense, mais nécessaire.
2) La Foire aux Vanités de William Thackeray. Délicieux.
3) Le Nom de la Rose de Umberto Eco. Médiéval, talentueux, espiègle, que dire encore... Et tout ses autres romans, travaux etc.
4) Ca de Stephen King. Une des meilleures descentes dans l'univers des peurs enfantines.
5) Le Testament à l'anglaise de Jonathan Coe. Un roman policier jubilatoire.
6) Une prière pour Owen de John Irving. Et toute son oeuvre, na !
7) Tout Machiavel. Ben oui.
8) Evidemment, tu me connais, tout Dumas. Pour l'envolée grandiose.
9) Tout Zola. Sauf La Fortune des Rougon. Faut pas exagérer.
10) Les Versets sataniques de Salman Rushdie. Et Shalimar le Clown. Et puis Shakespeare et Dostoïevski.
Allez, voici les cent :
1. La Bible. Et oui, médiéviste et historienne et littéraire
oblige, sinon tu ne comprends un peu rien à rien jusqu'à il n'y a pas
longtemps... Bien sûr pas entièrement. Et surtout l'Ancien Testament.
2. Les Misérables de Victor Hugo. Absolument.
3. Le petit prince d'Antoine de Saint-Exupéry. Mouais.
4. Germinal d'Emile Zola. Oui !
5. Le seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Yahooooo !
6. Le rouge et le noir de Stendhal. Yes !!!
7. Le grand Meaulnes d'Alain-Fournier. Ouiiiiii....
8. Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne. Ouiiiiii...
9. Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10. Les trois mousquetaires d'Alexandre Dumas. Love, love, love !
11. La gloire de mon père de Marcel Pagnol. Mouai.
12. Le journal d'Anne Frank d'Anne Frank. Mouai.
13. La bicyclette bleue de Régine Deforges
14. La nuit des temps de René Barjavel
15. Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16. Dix petits nègres d'Agatha Christie. Tout à fait.
17. Sans famille d'Hector Malot
18. Les albums de Tintin de Hergé. Oui...
19. Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell. Et oui, mamz'elle Sca'lett.
20. L'assommoir d'Emile Zola. Absolument.
21. Jane Eyre de Charlotte Brontë. Absolument aussi.
22. Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc. J’ai toujours adoré feuilleter les dictionnaires, les encyclopédies, pour trouver des mots que je ne connaissais pas. J'adore toujours d'ailleurs.
23. Au nom de tous les miens de Martin Gray
24. Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas. Pourquoi, mais pourquoi pas plus haut dans le classement ???
25. La cité de la joie de Dominique Lapierre
26. Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley. Même réflexion !
27. La peste d'Albert Camus. Oui !
28. Dune de Frank Herbert. Oui !!! Et je ne te raconte même pas comment j'y pense ici quand je transpire à grosses gouttes. Il y aurait de quoi récupérer !
29. L'herbe bleue Anonyme
30. L'étranger d'Albert Camus. Oui.
31. L'écume des jours de Boris Vian. Oui !!!
32. Paroles de Jacques Prévert. Oui.
33. L'alchimiste de Paulo Coelho
34. Les fables de Jean de La Fontaine. N'importe quoi : c'est à mettre en premier, non mais !
35. Le parfum de Patrick Süskind. Délicieusement décadent.
36. Les fleurs du mal de Charles Baudelaire. Décadentement délicieux.
37. Vipère au poing d'Hervé Bazin. Excellent.
38. Belle du seigneur d'Albert Cohen. Très bien ! Je n'ai pas lu la suite.
39. Le lion de Joseph Kessel
40. Huis clos de Jean-Paul Sartre. Une sorte de passage obligé ?
41. Candide de Voltaire. Même chose.
42. Antigone de Jean Anouilh. Bouaif (attention, je fais staïle) : oui, mais quand on connaît déjà parfaitement la version de Sophocle. Pom pom pom...
43. Les lettres de mon moulin d'Alphonse Daudet. Certes.
44. Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45. Si c'est un homme de Primo Levi. Excellent !
46. Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur. Oui.
47. Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne. Oui.
48. Les fourmis de Bernard Werber. Ouiiiii...
49. La condition humaine d'André Malraux. Oh bon sang, mon bac de français. "Chen tenterait-il de soulever la moustiquaire ?"
50. Les Rougon-Macquart d'Emile Zola. Yes !
51. Les rois maudits de Maurice Druon. Très agréable !
52. Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand. Oui !
53. Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. Encore plus oui !
54. Madame Bovary de Gustave Flaubert. Total oui, et pourquoi ce n'est pas plus haut, c'est un mystère...
55. Les raisins de la colère de John Steinbeck. Oui !
56. Le château de ma mère de Marcel Pagnol. Ouiiiiii....
57. Voyage au centre de la Terre de Jules Verne. Ouiiii....
58. La mère de Pearl Buck
59. Le pull-over rouge de Gilles Perrault. Intéressant.
60. Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61. Des grives aux loups de Claude Michelet
62. Le fléau de Stephen King. Correct mais il commence déjà à tourner un peu en rond avec les livres précédents.
63. Nana d'Emile Zola. Yes !
64. Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur. Moui.
65. Pour qui sonne le glas d'Ernest Hemingway (une très bonne adaptation
cinématographique)
66. Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67. Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt
68. Robinson Crusoé de Daniel Defoe.
69. L'île mystérieuse de Jules Verne. Oui.
70. La chartreuse de Parme de Stendhal. Dingue : que fait-il aussi bas ?
71. 1984 de George Orwell. Même question...
72. Croc-Blanc de Jack London.
73. Regain de Jean Giono
74. Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Même question. Et que fait Marc Lévy juste en dessous.
75. Et si c'était vrai de Marc Levy
76. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. J'ai essayé, vraiment, et même avec les illustrations de Tardi le style m'a complètement rebutée. A réessayer. J'ai lu du Montherlant à la place...
77. Racines d'Alex Haley
78. Le père Goriot d'Honoré de Balzac. Un choc. Je croyais m'ennuyer terriblement, j'ai été prise au dépourvu. Grandiose.
79. Au bonheur des dames d'Emile Zola. Grandiose aussi, mais le plus drôle reste Pot-bouille.
80. La terre d'Emile Zola. Oui.
81. La nausée de Jean-Paul Sartre. Oui.
82. Fondation d'Isaac Asimov
83. Le vieil homme et la mer d'Ernest Hemingway. Oui.
84. Louisiane de Maurice Denuzière
85. Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86. Le club des cinq d'Enid Blyton. Je n'ai jamais accroché, je crois que j'en ai lu pour passer le temps. Entre deux Alice donc...
87. Vent d'est,
vent d'ouest de Pearl Buck
88. Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89. Les cavaliers de Joseph Kessel
90. Jalna de Mazo de la Roche
91.
J'irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92. Bel-Ami de Guy de Maupassant. Oui.
93. Un sac de billes de Joseph Joffo
94. Le pavillon des cancéreux d'Alexandre Soljenitsyne
95. Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96. Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97. La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98. La case de l'oncle Tom de H. Beecher-Stowe. Oui.
99. Les Thibault de Roger Martin du Gard
100. Le silence de la mer de Vercors
Voilà voilà. Mais c'est terriblement réducteur tout ça, j'ai encore envie de vous parler de dizaines et de dizaines de livres maintenant !
25 août 2009
Et la dernière !
En entendant il y a plusieurs mois le dernier des Mini-Wombats jouer avec son orchestre (trop mignon, du haut de ses dix ans avec son énoooorme tuba au milieu de tous ces "grands") Dans un marché persan d'Albert Ketélbey, je me suis dit que cela évoquait quelque chose pour moi. Mais quoi donc...
Et tu cherches. Tu as cette phrase lancinante, cette réminiscence, dans l'oreille, dans la tête, les cordes vocales frémissent et... voici donc la dernière version de ce classique repris et repris et repris :
Tu l'as pour toute la semaine dans la tête : je t'en prie, c'est avec plaisir !
24 août 2009
Une en trois, plus une demain. C'est hermétique, hein ?
Une petite sélection musicale pour cette fin août, histoire de mettre un peu de sonorités entraînantes dans le gris de Delhi (mais que le climat est horrible dans cette ville ! La réceptionniste de l'hôtel nous a dit que c'était la plus belle journée, un temps idéal : oh bon sang, que le ciel est gris, que c'est poussiéreux et brumeux, que c'est pouah !).
Revenons à la musique. Un original et trois versions donc... Mais parce que je suis une sale Moufette, demain seulement tu découvriras la quatrième et dernière version !
18 août 2009
Pourquoi pas ?
Je n'ai plus la télévision. Cela ne me manque pas (merci les Mini-Wombats qui ont chargé nombre de films et de séries fort récréatifs sur mon disque dur externe : j'ai donc vu il y a peu Benjamin Gates et le Livre des Secrets et OSS 117 : Le Caire nid d'espions ; je te préviens dès que je regarde la série des Chucky...).
Mais j'aime bien fureter quand j'ai une télévision à disposition pour voir ce que donne la télé indienne. Et je ne suis évidemment pas déçue :
Je suis certaine qu'ils parlent du nouveau produit contre les cafards :
- Je t'avais dit de l'utiliser, mon fils !
- Ne t'inquiète pas, belle-maman chérie, grâce à ma soeur-voisine que j'aime, j'en ai utilisé chez nous !
- Ah, je suis si heureuse d'avoir une belle-fille si admirable qui rend mon fils si heureux, pas autant que moi mais presque, mais quand me donnera-t-elle enfin un petit-fils ???
Finalement, ne serait-ce pas très instructif d'avoir la télévision indienne ?
Mais non. Pourquoi ? Parce que LA.
26 juillet 2009
L'Age de Glace 3 : alooooooooooooors ?
Je suis méchante, tu le sais : la Moufette adore trouver la petite bête, mettre le doigt sur le gros ou le petit défaut et torturer le livre, le film, l'oeuvre d'art ou bien évidemment la copie (c'est quand même le plus drôle...) jusqu'à ce que progrès s'en suive (dans mon propre choix). Sauf... pour les films d'animation.
Besoin de retomber en enfance peut-être, ou d'un domaine où cesser d'exercer un tant soit peu d'esprit critique, toujours est-il que je suis très bon public quand il s'agit d'aller s'installer confortablement dans un fauteuil (de me moquer grassement de la diffusion de l'hymne national indien et des Indiens qui sont encore plus pressés que nous de se rasseoir après) et de chausser mes grosses lunettes noires de vision en 3D pour un dessin animé ou un film d'animation. J'adore. Nous sommes donc allés voir L'Age de Glace 3. Mais avant toute chose, avant les éclats de rire, ce qui m'a fait beaucoup de bien reste quand même... l'excellente diction en anglais des personnages (même Sid est compréhensible, c'est dire). Et ça, après Anges et Démons et sa multitude d'accents insupportables, après l'anglo-indien qui te force à adapter ta grammaire et à ta prononciation, cela fait un bien fou !!!
Alors... j'avais adoré le premier, comme le premier Shrek, comme le premier Pirates des Caraïbes. Le deuxième opus ne m'avait laissé aucun souvenir (c'était pourtant tout autant un film d'animation : je ne devais pas être en forme ce jour-là...). Quant au troisième, et bien voilà : le début est un peu lent, il faut dire que comme pour toutes les suites, il faut un peu de temps pour replacer tous les personnages, ce qui est arrivé entretemps, en sus de placer les éléments d'une nouvelle aventure. Puis, c'est reparti...
*** SPOILER SPOILER SPOILER ***
Une cascade de scènes très drôles (dans les gorges du rire fou, mouahahahahahahahah !!!) alternant avec des moments plus émouvants, le mélange des genres (une scène d'accouchement à laquelle Diego, le tigre à dents de sabre, participe entièrement) et comme toujours des réparties fines. Ainsi, à cheval sur un ptérodactyle :
- "c'est Sid là, en bas, allons le chercher !"
- Roger (comme dans un avion de combat)
- non, Sid !
- Roger !
- OK, mais on peut pas aller chercher Sid avant et on s'occupe de Roger après ?
C'est facile et c'est bien fait : je suis fan. Et, innovation, des scènes se référant à d'autres films (ce qui était le cas dans Shrek mais pas dans L'Age de Glace dans mon souvenir) : une course poursuite aérienne dans des gorges arides avec superbes falaises sculptées (La Guerre des Etoiles 1), le personnage de Buck derrière lequel se dessine en filigrane, pour le passé, le comportement et la manière de parler Jack Sparrow (Pirates des Caraïbes) et évidemment la découverte du monde perdu sur un thème musical triomphant (Jurassic Park).
Oui, L'Age de Glace 3 est plutôt une bonne cuvée, même si l'on ne retrouve jamais l'étonnement jubilatoire du premier opus. Et cette semaine, c'est Harry Potter et le Prince de sang-mêlé qui me tend les bras...
Sinon, si tu veux savoir à quoi ressemble la Moufette, tu as le choix entre
,
et ICI.
Et ici, je te parle moisissures, Sarkozy et même de travaux à l'indienne...
07 juillet 2009
Une nouvelle passion est née ou : "Des génériques de série".
Tu as remarqué comme les génériques des séries télé sont magnifiques ? Normal, me diras-tu, c’est la première chose que l’on voit, dont on se souvient et donc sur lequel se fonde notre jugement…
Mais il y a des génériques qui restent vraiment, qui sont même parfois meilleurs que la série ou qui prennent une vie indépendante. On se prend alors à chantonner La Petite Maison dans la Prairie (ne me remercie pas, tu l'as pour la journée...), Dallas ou bien Happy Days. D’autres génériques sont quant à eux tellement insupportables que l’on zappe en attendant ou que l’on met avance rapide...
Il y a une musique (l’excellente patte de Dany Elfman, ambianceur des films de Tim Burton, dans Desperate Housewives par exemple), des couleurs ou une photo (le floutage très années 1980 de Madame est servie), un graphisme (Une Nounou d'enfer) ou encore le résumé de l'essentiel de la série en quelques scènes d'anthologieSex and the City : les chaussures et moi-moi-moi-moi-moi). Certains sont un scénarios à eux tout seuls (Dexter), d'autres font déjà monter la tension (Urgences, Oz) ou bien ne contiennent absolument rien qu'une présentation des acteurs (Ally McBeal). (
Je vous laisse ce soir méditer sur un de mes génériques préférés, des plus aboutis, et on en parle après les FBAG de mercredi : Six Feet Under.
28 juin 2009
"The Big Bang Theory" : une petite déception.
***Avertissement : j'ai été déçue par cette série, donc si tu comptes la regarder ou que tu es en train de le faire, ne lis pas ce billet, fais-toi ta propre opinion.***
Ayant récupéré les deux saisons de cette série dont j'avais entendu du bien, je me frottais les mains d'aise. Et le résultat n'est malheureusement pas à la hauteur de mes attentes : c'est une série très agréable à regarder, mais cela s'arrête là, et je dirais même que l'on commence à s'ennuyer un peu dès le début de la deuxième saison.
Le principe de The Big Bang Theory est simple : un appartement occupé par deux colocataires, Leonard et Sheldon, visités souvent par leurs deux amis Rajesh et Howard, voient emménager d'un très bon oeil leur nouvelle voisine, Penny. Cela rappelle peut-être Friends ? Je ne sais pas, c'est une série dont je n'ai jamais pu regarder plus de trois minutes, allez savoir pourquoi. En tout cas, tout tourne autour de savoir si l'un de ces quatre nerds typiques (ils sont tous scientifiques de haut niveau) va parvenir à conquérir cette blonde néo-Britney.
Oui, il y a de très bons moments quand on dépasse le troisième épisode (la série met un peu de temps à décoller), mais rapidement le schéma devient simpliste : du côté des personnages ? Elle ne comprend nécessairement rien du tout aux propos de ces petits génies, qui emploient nécessairement de leur côté le jargon scientifique le plus abscons. Il en résulte des blagues à la pelle, des jeux de mots, des quiproquos et des incompréhensions qui sont vraiment très bien vus mais... au bout d'une saison, on a compris le procédé, il n'y a aucun autre ressort comique si ce n'est "ce sont des nerds / c'est une oie". De plus, autre souci, tout ceci est beaucoup trop... écrit. Très bavard, très "j'ai-fait-une-liste-de-bons-mots".
Côté personnages, même réflexion : ils sont bien trouvés et attachants, mais rapidement, on se lasse de les voir tourner en rond. Car aucun évolution n'est prévue pour eux au long de ces deux saisons. Leonard est amoureux de Penny, est brillant mais n'est pas non plus un génie et il est le seul des quatre amis à avoir un comportement relativement normal. Même si son amour des "nerderies" lui pose souvent problème. La seule surprise le concernant ? Sa mère, que l'on ne voit qu'un épisode ; et à la réflexion... son comportement est tellement attendu, finalement ! Quant à Sheldon, le génie de la bande, il est enfermé dans un système de règles inaltérables ce qui fait de lui un handicapé complet des relations humaines. Même chose, sa mère est son antithèse complète. Rajesh, l'Indien muet en présence de femmes, très souvent mis de côté joue sur son exotisme mais c'est un personnage support, point final. Quant à Howard, l'adolescent attardé juif vivant chez sa mère et obsédé par les femmes, il se révèle plus complexe mais reste aussi un faire-valoir pour Leonard et Sheldon. Quant à Penny, elle représente l'élément humain dans cette bande de scientifiques, qui leur apprend les rudiments de l'amitié et de l'amour. Mais sincèrement, du première épisode de la première saison au dernier de la seconde saison, il ne se passe... rien.
Un big bang divertissant mais qui ne va pas plus loin.
27 juin 2009
Correspondances numériques.
Pas d'inquiétude, je ne parlerai pas de Baudelaire (il s'en est fallu de peu vu le titre). J'adore établir des correspondances entre les différentes langues que j'apprends. Certaines sont évidentes, le do hindi et le deux/dois/dos/due des langues romanes. D'autres concernent la manière de penser : accoler deux concepts pour en former un troisième plutôt que de créer un mot nouveau, typique des combinaisons allemandes et gréco-latines (télé/phoner : loin+voix) mais aussi du chinois (电脑, dian nao, le cerveau et l'électricité qui forment le concept... et oui, d'ordinateur !). Des conceptions grammaticales aussi, l'ajout d'une désinence (créole) ou d'un mot (chinois) pour spécifier le temps, bien loin de l'arsenal des conjugaisons fastidieuses à apprendre (langues romanes).
Ces petits jeux m'amusent bien. Jusqu'au moment où je suis interloquée devant les correspondances qui me sautent aux yeux sans que j'aie rien demandé : bien sûr, j'ai entendu et rabâché moi-même à mes pauvres élèves l'idée que les chiffres arabes viennent des chiffres indiens. Et quand tu regardes les deux séries, tu vois la filiation. Ou pas. [Chiffres devenanagari - romains - arabes.]
० १ २ ३ ४ ५ ६ ७ ८ ९
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
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Mais ce qui m'a réellement le plus étonnée, c'est quand nous sommes allés à Oman : en cherchant une adresse, je me suis rendue compte que le chiffre 8 en arabe "oriental" (۸) avait du commun avec le chiffre huit en hébreu, ce qui n'est pas très étonnant vue l'origine des deux langues (groupe sémitique oriental). Mais cela correspond surtout presque exactement au chiffre huit en chinois. Et là, c'est plus fou. Bien sûr, cela doit s'expliquer par les routes commerciales antiques.
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4 5 6
7 8 9
10 50
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C'est à ce moment-là que j'ai vu les chiffres en népalais. J'ai adoré (les 2,3,4 et 6 clairement affiliés à l'hindi, et le 8 et le 9 tout simplement fabuleux)...
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0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Oui, bon, on s'amuse comme on peut. C'est juste que je n'ai pas acheté de chaussures depuis si longtemps !
Sur mon blog en Rickshaw, je parle à nouveau de Biquette, la chèvre...
24 juin 2009
"Harvey Milk" : pour la cause.
Me voici confrontée à un dilemme : Harvey Milk est un très bon film, il faut le voir et en même temps, j'ai une petite hésitation car à l'exception de l'excellente prestation de Sean Penn, c'est un film attendu dans l'ensemble. Je m'explique : Harvey Milk est moins bon que ce à quoi je m'attendais et en même temps meilleur sur certains aspects. Et il participe de ce genre de films où je suis quasi certaine d'avance d'adhérer au discours et à ce que représente le personnage principal. Pour ma part en tout cas. En revanche, si tu as des interrogations quant aux droits des homosexuels, en quelque matière que ce soit, voir ce film peut clarifier certaines choses...
Gus Van Sant narre donc la vie de Harvey Milk, devenu homme politique, ouvertement homosexuel et élu superviseur au conseil municipal de San Francisco. Il est assassiné en 1978 par un collègue, ce qui est annoncé dès le début du film rythmé par l'enregistrement laissé par Harvey Milk en prévision d'un éventuel assassinat. Tout est très finement expliqué, sans manichéisme, sans outrance : la lutte des homosexuels pour la reconnaissance de leurs droits civiques, la lutte contre une bien-pensance inepte, odieuse et nauséabonde (avec des personnages et le quartier du Castro que l'on retrouve dans Les Chroniques de San Francisco), ses relations, les stratégies mises en place de part et d'autre pour discréditer ou renforcer la cause des homosexuels.
Et bizarrement, c'est presque trop facile : un personnage marginalisé qui prend les choses en main, décidé à se battre et qui, contre toute attente, réussit et change l'histoire, et qui est assassiné ? Devant un tel destin, on est admiratif et recueilli, mais le film qui en découle est nécessairement un peu trop linéaire et attendu (je sais, c'est idiot : c'est comme d'aller voir Gandhi et de dire "mouais, c'est pas super original...") ! Alors même que Sean Penn campe, toujours en finesse, un personnage attachant, ni trop caricatural ni trop fin de siècle (on est bien dans les années 1970).
A voir donc, même s'il y a ce petit "mais" qui perdure.
Sur mon blog en Rickshaw, je te parle de bijoux indiens !
19 juin 2009
Et "Dirty Sexy Money" alors ?
J'avoue : j'ai regardé tous les épisodes disponibles de cette série presque d'une traite... Mais tout d'abord, quelques petites indications : sur les vingt-trois épisodes tournés, seuls dix-neuf ont été diffusés car la série n'a pas eu le succès escompté. De plus, l'ensemble a du être remanié du fait de la grève des scénaristes à Hollywood en 2007, et cela se sent un peu au passage de la première à la deuxième saison.
L'intrigue générale est assez savoureuse, un véritable Dallas-et-Dynastie d'aujourd'hui : à New York vit la richissime, médiatique et controversée famille Darling. Un avocat idéaliste, Nicholas George, fils de l'avocat de la famille qui disparaît dans un mystérieux accident d'avion est appelé au même poste. Il l'accepte pour découvrir qui a tué son père, se laissant par là entraîner dans les exigences et les compromissions de cette famille remuante.
Et tout d'abord les acteurs. Hmmmm, du grand art. Donald Sutherland (Les Douze Salopards, M. A. S. H., Johnny Got His Gun, JFK, entre autres) joue le patriarche tout-puissant, manipulateur et affectueux malgré tout, excellentissime ; William Baldwin en fils aîné, avocat et politicien entraîné dans un ménage à trois rocambolesque ; Jill Clayburgh en mère manipulatrice, passionnelle et aimante ; et l'excellent Glenn Fitzgerald, pasteur, infidèle et se découvrant peu à peu. Les personnages sont riches d'une palette d'émotions complexes, pris dans des situations délicates qui fonctionnent réellement : on y croit. Même Lucy Liu (de la série Ally McBeal entre autres) qui me hérisse à sa première apparition devient extrêmement intéressante au final. Seul Peter Krause, qui joue le personnage principal, est un peu décevant : tout à fait à sa place, certes, car les rôles de père de famille pris au dépourvu et devant gérer des situations difficiles semblent faits pour lui (Six Feet Under, The Lost Room), mais il se laisse ici trop facilement manipuler et, surtout, pendant trop longtemps. Certaines chausse-trappes dans lesquelles il s'engouffre sont un peu trop manifestes.
Toutefois, cela se regarde comme une série très divertissante, drôle, piquante et des rebondissements qui tiennent vraiment en haleine. J'attends donc avec impatience que soient diffusés les quatre derniers épisodes (à partir du 18 juillet 2009 sur la chaîne ABC, paraît-il) !!!
Hier et aujourd'hui, je te fais entrer dans le quotidien de la parfaite ménagère en Inde : où comment galoper après les éponges et le sucre en poudre...









