Les tribulations d'une moufette...

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14 août 2009

Milano Orange : 885 - Pims et Oréo : 0...

              Je l'ai vu, j'ai hésité. J'ai tendu la main, lu l'étiquette et contemplé l'emballage. Le prix, exorbitant sous mes cieux, celui des gâteaux de luxe ailleurs (3,50€).

             Un délice pur et simple. Un biscuit croquant et moelleux à la fois, entre les langues de chat et les macarons. Une fine couche de glaçage à l'orange les traverse, recouverte elle-même d'une délicate couche de chocolat noir. Croustillant et fondant à la fois.

Milano_Orange

             Milano Orange. Je ne sais pas où ils en vendent près de chez toi, mais je pars dès cet instant vérifier sur le site les Job Opporunities : des fois qu'ils aient besoin d'un goûteur...

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29 juin 2009

Parlons de mon riz-cuiseur... et de concours (encore ?).

               Bon, seulement cinq personnes intéressées par de petits concours-éclairs sur mon blog en Rickshaw ? Si personne d'autre ne se manifeste, ce ne sera pas très drôle (le principe ? Une énigme à résoudre le plus vite possible pour gagner un bô cadeau indien tout mignon tout plein...). Allez, allez, on se motive ! Cela pourrait être demain ou après-demain ou après après-demain : un petit commentaire si cela t'intéresse...

               De dépit, je vais donc te parler de mon riz-cuiseur. Dont ce n'est pas le vrai nom, mais "auto-cuiseur à riz" ou "cuiseur à riz" ne m'emballent pas du tout.
               Sache donc que si j'aime vadrouiller en Asie, si j'habite actuellement en Inde, et bien... je ne mange pas de riz. Enfin, très très très rarement : si j'en ai l'occasion et les moyens, je préfère de loin goûter plein de plats délicieux plutôt que de me rabattre sur le riz, sachant que je le vois comme l'aliment bourratif par excellence (comme le pain et les pommes de terre en Occident). A part quelques rares plats (les biryani/pulao et riz sautés sont plus des assemblages de restes, parfois très bons mais souvent peu originaux (je vais me faire taper dessus, je le sens) ou trop gras, et le riz rond au vinaigre japonais vient jouer à nouveau le rôle du pain), le riz ne m'indique pas grand-chose sur la gastronomie et la culture du pays. Sauf qu'on y a besoin d'un aliment bourratif à moindre coût. Néanmoins, ne te méprend pas : je raffole des galettes, pains, brioches et nouilles à base de farine de riz, dans les soupes notamment, parce que là, cela devient inventif.

              En revanche Tac aime manger du riz. Le problème est donc d'en cuisiner alors que l'aliment ne me plaît guère et que je trouve cela profondément ennuyeux comparé à des légumes sautés, des curries, des gratins... Que faire donc pour que le riz soit prêt au moment du repas, à température, sans que cela soit un pensum pour moi d'aller le surveiller en cuisine, de le goûter et, enfin, de l'égoutter ?

Riz_cuiseur
La grâce et une grand maîtrise dans ce geste d'un déhanché rare :
mon amie Angela, experte, se sert du riz (non, non, ce n'est pas moi)...

              Tadam !!! Le riz-cuiseur ! On en trouve dans toutes les maisons asiatiques dès que la famille peut se le permettre, et vas-y que la machine ronronne. C'est tellement simple que j'en ai des frissons : tu laves la quantité de riz souhaitée, tu la recouvres généreusement d'eau, tu appuies sur le bouton et... voilà. La machine s'arrête toute seule au moment où le riz a absorbé l'eau dont il avait besoin (le reste s'évapore) et conserve le riz chaud pendant quelques heures. Idéal. Oui, je sais, tu arrives à faire pareil avec ton cuivapeur. Mais c'est pas grave...

             Si en revanche tu veux t'en acheter un, les supermarchés asiatiques (notamment parisiens) en vendent pour un prix relativement correct.

13 juin 2009

Gâteau de tofu au cacao.

           Il y a quelque temps, j'avais cuisiné de petits flans de tofu tout à fait revigorants. J'ai réédité la chose mais version sucrée : le tofu est une matière telle qu'il ne faut pas hésiter à tester les recettes... Le résultat était étonnamment bon pour une tentative au pif, meilleure dans les heures suivant la sortie du four.

Tofu_au_chocolat

Ingrédients.

- 250g de tofu

- 3 oeufs

- 2 cuillères à soupe de cacao non sucré

- 1 cuillère à soupe de maïzena

- sucre ou aspartam, au goût (100 g environ).

Préparation.

o Ce n'est pas bien compliqué : mélangez dans un saladier un oeuf avec le cacao ; ajoutez les oeufs restant et la maïzena ; mélangez jusqu'à obtenir une pâte homogène ;

o Coupez grossièrement le tofu et mettez-le dans le bol du mixer, et ajoutez la pâte de cacao obtenue ; ajoutez le sucre ; mixez finement.

o Faites cuire dans de petits moules en silicone au four à 175° pendant une vingtaine de minutes ; vérifiez la consistance avec la pointe d'un couteau, qui doit ressortir propre ; continuez à cuire de 5 minutes en 5 minutes jusqu'à la cuisson désirée.

o Seconde méthode : mettez tous les ingrédients dans le bol du mixer, et mixez plus longtemps.

o Vous pouvez décorer avec de fines tranches de mangues et des feuilles de menthe fraîche, à déguster en même temps !

28 mai 2009

Où je te parle de gourdes.

              Ah ça y est. Tu te demandes de qui je vais parler... Mais non ! C'est juste que j'ai plein de gourdes chez moi. Je sais, c'est pas super sexy, mais c'est comme ça. Le titre était racoleur volontairement, j'assume (grave).
              J'adore les gourdes, thermos et autres bouteilles transportables. J'en ai de toutes les couleurs mais à très forte dominante rose, je te l'accorde. Certaines sont pour conserver le chaud et le froid, d'autres spécifiquement pour le thé et les tisanes, d'autres encore pour le café allongé, d'autres enfin pour le bouillon. Je suis organisée comme Moufette.

             Celles que je préfère viennent de Chine où chacun là-bas se balade avec sa gourde qui contient des feuilles de thé : l'eau chaude étant disponible gratuitement absolument partout (les gares, les trains, les hôtels, les restaurants...), il suffit de la remplir dès qu'elle est vide. Le plus souvent, ces gourdes chinoises contiennent un petit filtre repositionnable au goulot, on peut donc éviter de s'étrangler à tout bout de champ avec les feuilles de thé (ce qui est du plus mauvais effet). La gourde violette, elle, vient de Singapour : forme aérodynamique, forme olympique ! Bon, je me tais. Mais ces gourdes, je les utilise aussi pour le bouillon : j'adore en voyage, quand on mange tout le temps au restaurant, pouvoir parfois me faire un bouillon de poulet tout simple. Ou une tisane le soir. Cela me réconforte et je savoure... Quand on est malade à ne pas sortir de la chambre, ce n'est pas mal non plus.
             La petite gourde, elle, me sert pour le café en cas d'examen ou de rendez-vous avec une attente prévisible : elle entre parfaitement dans mes sacs à main, avec sa taille de grand mug. Et comme j'adore le café refroidi, c'est parfait pour moi (je n'aime le café chaud qu'en Italie, et les cafés au lait brésilien et indien : les autres, je les laisse refroidir. Les puristes, je vous entends hurler !).

             Mais j'ai découvert deux nouvelles gourdes en Inde, que je me suis empressée d'acheter : la gourde avec un vrai filtre à thé, comme une théière (tout à gauche), et l'autre avec glaçon intégré (juste à côté). A l'intérieur de la seconde se trouve un tube rempli de liquide à mettre au congélateur et à glisser tout froid dans ta gourde avant d'y mettre le breuvage que tu souhaites garder froid dans ton sac. Et hop, le tour est joué !

Gourdes

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22 mai 2009

Laisse éclater ta jalousie...

             J'adore les pommes. Les croquer, surtout : sentir la fraîcheur et l'acidité sous la peau rigide. Hmmmmm. Sauf qu'en Inde, il ne vaut mieux pas trop manger la peau des fruits. Même si je peux les laver à grandes eaux filtrées et permanganatées, je préfère être prudente, un tout petit peu.

             Un coupe-pommes j'en ai un. Qui ôte le trognon et fait de grosses tranches pour préparer la compote par exemple, ou pour les croquer nonchalamment en lisant vos blogs. Mais peler les pommes j'en avais assez. D'où... l'épluche-pommes ! Tu insères la pomme en poussant juste comme ça, et hop, tu fais tourner la manivelle : la pomme est pelée en dix secondes, et si tu veux, également coupée en forme de ressort  (à découper en quatre pour obtenir de fines tranches pour les tartes, par exemple) que tu dégustes, toujours nonchalamment en regardant la saison 3 de Dexter. Magnifique, non ?


P_le_pommes


P_le_pommes_2

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12 mai 2009

Où je goûte un gâteau à la brousse...

              ... et non, je ne suis pas en Afrique : mais en Charente-Maritime. Où tu sais que gastronomiquement, on peut s'en donner à coeur joie, surtout moi.

                J'ai donc profité d'une promenade fort alléchante dans un marché pour dévorer des yeux quelques étalages magnifiques. En tout bien tout honneur jusqu'à ce que je tombe sur ça :

G_teau___la_brousse

                 A cette vue, mon sang n'a fait qu'un tour pendant que mon cerveau en faisait trois (il est engourdi par le froid, le pauvre). Gâteau = comestible souvent fort délectable, d'où "à tenter absolument" ; brebis = hmmmm, je ne peux que me délecter d'avance ; brousse = ma è l'aventura, bella ! Nan, je rigole. C'est un fromage frais à la texture un peu granuleuse.
                 J'ai donc goûté pour toi (et pour moi, un peu) ce gâteau au fromage de brebis (la fameuse brousse). Résultat : beaucoup plus costaud qu'un gâteau au fromage blanc façon française (à savoir sans deux tonnes de sucre et de farine, mais du fromage blanc essentiellement et des oeufs) car il y a là du beurre et de la poudre d'amandes. Ce qui confère à l'ensemble un goût pas si éloigné que ça du macaron. L'acidité du fromage est compensée par le sucre que vient relever une autre acidité, celle du citron. Très bon donc, mais je ne vois pas trop ce gâteau en dessert ; à vrai dire, je ne sais pas trop à quel moment de la journée ou d'un repas le déguster. Etrange...
                 Si tu as une idée ?

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09 mai 2009

Ce qui m’avait VRAIMENT manqué.

             La Moufette est un animal étrange.  Parce que si bien sûr j’étais très heureuse de retrouver croissants et pavés de bœuf, il y a des aliments qui m’ont terriblement manqué sans que je m'en sois aperçue. Et qui, au moment même où je pénétrais dans un supermarché, sont devenus une évidence. Délectation nécessaire, urgente et absolue. Car ce ne sont pas des aliments complexes, spécifiquement élaborés en France et dont tu sais qu’il est absolument impossible de s’en procurer un digne exemplaire en Inde. Non, pas du tout. Le summum du summum du top du truc qui te manque grave, c’est ce qu’il serait tout à fait possible de trouver en Inde mais que, pour des raisons obscures et alambiquées, on n'y trouve pas. J'ai nommé…

               Les ENDIVES ! Juste crues, ou bien à l’eau, ou à la vapeur, comme ça, total régal.

E_ndives

               Le FOIE. Et pas gras, le fois. J’ai toujours adoré ça, et là, j’aurais pu me traîner à genoux dans toute la maison pour en avoir une deuxième tranche.

Foie

               La FAISSELLE. Miam. Et pas le fromage blanc, hein ! Tellement fraîche, compacte, acide. Un délice. Je ne te raconte même pas avec le coulis de fruits rouges.

Faisselle

               

                   En considérant ces photos d'un coup, oui, je me dis que la Moufette est un animal bizarre...

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20 avril 2009

Fleur de tofu à la coriandre.

               Le tofu, on en trouve très facilement ici ; et cela me plaît bien parce que c'est beaucoup plus léger que le paneer. Mais le cuisiner à l'asiatique avec la chaleur qu'il fait en ce moment, le tofu sauté aux petits légumes ne me tente pas du tout (37° annoncés pour dimanche).

              La moufette en sa cuisine cogite. Elle tourne, virevolte, renifle. Quand tout à coup : tadam !!!

Flan_de_tofu___la_coriandre

C'était à l'origine une jolie fleur de tofu,

désormais croquée parce que dans ma hâte de goûter, j'ai oublier de prendre une photo avant...

Ingrédients (pour 6 petits flans).
- 150 à 200g de tofu
- 3 oeufs
- 1 ou 2 tranches de jambon blanc ou de "jambon de poulet" (j'adore cette dénomination)
- 3 gousses d'ail
- 2 piments verts, selon les goûts
- quelques feuilles de coriandre fraîche

 

Préparation.
- hacher les gousses d'ail et les piments ;
- dans le bol du mixer, verser le tofu découpé en gros cubes, le jambon découpé en lanières grossières, les oeufs, l'ail et les piments ;
- mixer assez longtemps jusqu'à ce que la texture soit lisse ;
- mettre dans de petits moules à muffins, et faire cuire au four à 175° pendant 20 à 25 minutes (le mélange gonfle profressivement) ;
- démouler quand c'est encore chaud (attention les doigts...) et cisailler la coriandre fraîche au-dessus (cela permet d'en garder la saveur intacte). Pas besoin de saler, le jambon s'en charge ;
- à déguster encore chaud, ou frais, ou réchauffé tout doucement...

Bon appétit !

Sur mon blog en Rickshaw, je t'évoque l'agréable ambiance de Bombay...

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17 avril 2009

Verrines de palak-tamatar-paneer : apparition de la cuisine indo-méditerranéenne.

              Il y a peu d'aliments que je n'aime pas. J'ai beaucoup aimé les crickets, la méduse pimentée peut être intéressante, mais alors des blettes et de la papaye, argh !!! Dommage, c'est LE fruit que l'on trouve partout ici à un prix dérisoire en quantité astronomique ; suite à un séjour péruvien, impossible d'en manger désormais. Mais je n'ai pas perdu espoir, j'ai quelques recettes qui pourraient changer la donne. Et un dernier : les épinards, et ce depuis toute petite impossible de m'en faire avaler. Jusqu'à ce que je découvre la crème mitonnée de quelques feuilles d'épinards de la cantine, et les plats indiens à base de palak dont je raffole. Conclusion : qui a dit que môman cuisinait mal les épinards...

Verrines__pinards_fromage_tomates

            Toujours est-il que la feuille d'épinard étant une denrée très présente sur les étals de Bombay, il me fallait essayer quelque chose. Oh bon sang, oh diantre, oh sacrebleu combien me suis régalée !!! Heureusement que j'avais préparé les verrines pour le dîner avant de goûter : je n'aurais pas eu le courage de m'arrêter, et Tac n'en aurait jamais vu la couleur. J'en ai profité pour faire ma première expérience (réussie) de paneer maison (fromage frais indien) selon la simplissime recette de Pankaj. Pour l'ensemble de la recette, je me suis inspirée de la terrine épinards-ricotta-coulis de tomates de Juliette, même si je m'en suis en réalité beaucoup éloignée.

             Trêve de bavardages, la recette.

Ingrédients pour le paneer.
- 1 l de lait écrémé
- 2,5 càs de vinaigre blanc
- 1 ou 2 càc de zaatar si disponible (mélange de sumac-thym-sésame)
- 1 pincée de sel

Ingrédients pour la crème d'épinards.
- 2 bottes d'épinards frais
- 5 gousses d'ail
- 1 càs d'huile d'olive
- 1 ou 2 càs de crème fraîche (épaisse ou liquide, selon votre goût).

Ingrédients pour le coulis de tomates.
- cuisiner ou acheter un coulis simple, sans épices ou condiments. Si le coulis est fait maison, le saler afin qu'il dynamise les autres composantes de la verrine ; s'il vient du commerce, il sera déjà salé.


Préparation.
Pour les épinards :
- nettoyer et équeuter les feuilles d'épinards, puis les cisailler ;
- hacher les gousses d'ail ;
- faire chauffer l'huile d'olive, y ajouter les épinards et les gousses d'ail , faire revenir quelques minutes jusqu'à ce que la couleur des feuilles foncent et que l'odeur d'épinards apparaisse ;
- passer au mixer en ajoutant la crème fraîche ; les épinards peuvent rendre un peu de jus, il suffit de mélanger avec une cuillère pour obtenir une certaine homogénéité (il y aura de petits bouts de feuilles).

Pour le paneer :
- faire bouillir le lait écrémé, ajouter le vinaigre blanc et continuer à faire bouillir jusqu'à ce que l'ensemble du lait ait caillé (une partie devient jaune clair, le petit-lait, le reste devient compact, le caillé) ;
- faire passer le tout dans un carré de mousseline, égouter le caillé en le suspendant au robinet, puis l'aplatir avec un poids (5 minutes de chaque côté). Avec le lait écrémé, le paneer prend très vite et sèche rapidement ;
- prendre tout ou la moitié du paneer obtenu selon le nombre de verrine, et le hâcher finement ; y ajouter une pincée de sel et un peu de zaatar.

Dressage.
- faire alterner les couches d'épinards, de paneer et de coulis de tomate ; on peut commencer par le paneer qui, étant sec et granuleux, absorbera le jus des épinards ; le coulis vient apporter une touche fraîche salée : si la verrine est très haute, on peut en mettre une pointe en bas et au centre, puis un peu plus au-dessus.

Régalez-vous !

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19 mars 2009

Tentation...

              Recevoir de la famille et des amis (Angéla vient juste d'arriver) implique parfois de petits sacrifices...

Cr_me_de_marrons

                 La preuve que c'est bien chez moi ? La souris est rose fluo...

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