22 juin 2008
Vies de quartier. Shanghai (Part One).
Tout d'abord pardonne-moi, cher lecteur, l'absence d'accents ; j'ai deja eu du mal a trouver un cafe Internet donc ne me demande pas maintenant de tourner mon clavier en tous sens et de proceder a des manipulations dans "Outils" en chinois... En plus, cela te fera un exercice ophtalmo-intellectuel fort interessant ! Bon, si tu es sage et que j'ai le temps, je ferai quelques copier-coller pour te soulager.
Oui, peu de cafes Internet dans les beaux quartiers de Shanghai car on vient faire ici du shopping et les gens qui y habitent ont un niveau de vie suffisamment haut pour avoir une connexion chez eux. J'essaierai dans le quartier de mon hotel, mais j'avoue n'y avoir vu aucun wang ba. Drole (enfin, non, pas drole du tout !!!), certains de vos blogs sont inaccessibles ici : Pivoine, Jelaipa, Princesse Varda et CC, je ne peux lire que vos titres sur Netvibes ou Hellocoton (et Pivoine, que sur Hellocoton, Netvibes ne marche pas : dis-moi, tu es en realite une dissidente chinoise sous couverture ?). Essayez donc toutes trois de faire de beaux titres d'ici mon retour (heureusement, je peux lire LaSof : imaginez, elle aurait du trouver de vrais titres pour mes beaux yeux...) ! D'ailleurs, ma blogroll ne s'affiche pas ici, c'est tout dire...
Allez, parlons un peu de... moi, pour changer. Comme un poisson dans l'eau je me sens : le sentiment d'une grande parenthese depuis l'ete dernier. J'ai le sentiment d'etre ici dans mon element, et ce d'autant plus que la ville ressemble sur plusieurs aspects a Taipei, ville queTac et moi aimons tant. Des arbres partout, de larges avenues pas poussiereuses ou vides mais bondees de magasins et de restaurants ; des aspects tres traditionnels et d'autres tres modernes. Il est facile de se sentir chez soi et depayse a la fois, me semble-t-il au bout de deux jours. Et la course effrenee a la modernisation est moins visible qu'a Pekin, seulement dans le quartier de Pudong : la structure urbaine generale est en effet heritee de la colonisation europeenne, et ses aspects principaux en sont conserves (quartier de villas avec jardin, immeubles d'habitation Art Deco restaures, lilong traditionnels renoves mais pas avec la meme hargne que dans la capitale). La ville conserve donc malgre le tout-moderne des aspects tres agreables, moins froide que Pekin, moins hygieniste que Singapour ; rappelant plutot Canton ou Bangkok, villes commercantes par excellence.
En revanche, je le dis tout net : Shanghai cherche a supplanter Hongkong comme premiere ville d'Asie ; s'il est possible qu'elle devienne la premiere place boursiere et economique, et le premier port de la region, Shanghai est loin d'arriver au talon du petit doigt de la plante du pied de Hongkong en matiere de beaute architecturale. Na. Il faudra attendre longtemps, je pense, pour que cet ecrin de beaute urbaine soit supplante (c'etait l'instant "I love HK"...).
Dans la rubrique "Les Chinois et moi", les Shanghaiens sont jusqu'a present extremement aimables et serviables : je saisis d'ailleurs n'importe quel pretexte pour leur parler, hihihi, ce qui a eu un effet tres rassurant. Je suis comprise et je comprends, je blague aussi... c'est chouette ! Des choses qui (ne) m'avaient (pas) manque : les fumeurs assis a cote de moi, les gamers qui crient et rigolent et insultent leur ecran dans les cafes Internet (j'ai d'ailleurs l'impression qu'ils jouent tous au meme jeu...), les "oui oui" quand c'est "non non" et, surtout, la musique d'ascenseur partout excepte dans les ascenseurs ! J'ai donc ete accueillie a l'aeroport par la reprise en synthetiseur de "Memories", d'un vague truc ressemblant a une chanson de "Pocahontas" et j'ai deja eu deux fois "Hotel California" (ce n'est pas de la musique d'ascenseur mais serinee a fond la sono comme c'est le cas en Chine, cela le devient... Cela devrait rappeler quelque chose a certaines...). En revanche, il semble que les prix ont augmente effectivement depuis un an (un bon etalon : Starbucks Coffee ou Ajimen Ramen, une chaine japonaise de soupes de pate delicieuses, ou encore les briques de lait dont je me regale tout la journee...).
Arrivee tot samedi matin, un peu fatiguee car dormir dans l'avion ne m'est pas habituel (et pourtant j'avais sacrifie a la tradition d'une petite goute d'alcool : mais il faut croire qu'un Campari-Orange n'est pas suffisant !). Mais heureusement, trois films m'ont ravie pendant le trajet : "Charlie Wilson's War", excellente demonstration des manoeuvres geopolitiques americaines lors de l'invasion sovietique en Afghanistan (je ferai un article dessus, mais deux choses : oh, comme Julia Roberts a vieilli ! Oh, comme les Americains ont toujours besoin de prouver que si, malgre tout quelques-uns d'entre eux sont bons ! Hihihi...). Egalement au palmares, l'inattendu "Bend it like Beckham" (ben oui, Coupe d'Europe et voyage avec la Swiss obligent, plein de films footiques etaient proposes) qui m'a bien plu aussi, une jeune fille d'origine indienne qui s'illustre dans le foot. Tres mignon. Et enfin, tout aussi inattendu car tout en finesse, "Dan in Real Life" dont je n'ai pas vu (raaaaaaah !) les dix dernieres minutes, un pere veuf (Steve Carell) se retrouve amoureux par hasard de la nouvelle amie de son frere (Juliette Binoche. Elle joue la copine, pas le frere...).
Mon hotel, le "Beehome International Youth Hostel" (donc plutot une auberge) est extremement bien situe : a Pudong, a deux pas du metro, tres calme, chambre tres propre et tres fonctionnelle (ahhhhhhh, le bonheur d'avoir une bouilloire ! C'est le plus de la Chine : de l'eau chaude a disposition partout, pour se trimbaler son thermos de the, se faire sa soupe de nouilles, ou une tisane le soir). Il est au coeur d'un quartier au sens chinois du terme : dans un pate de maisons delimite par quatres avenues, de petites rues, verdoyantes ici, forment le cadre de vie des habitants ; des grilles bloquent l'entree de ces quartiers et sur sa chaise le surveillant observe les allees et venues. A chaque entree, un panneau d'affichage du comite de quartier (comme dans les hutongs de Pekin) concerne essentiellement les mesures d'hygiene, mais j'en ai trouve un hier soir qui vante le role fondamental de l'armee en cas de catastrophe. Interessant et revelateur d'un modele de sociabilite urbaine qui perdure : le controle de proximite. Petite vie de quartier qui signifie immediatement vendeurs de rue, marches et etals de nourriture : a portee de mains et de dents se trouve donc un marche de nuit, avec brochettes, soupes, nouilles, raviolis, rou baozi (petits pains cuits a la vapeur et fourres d'une sorte de ragout, dont je raffole), galettes a base d'oeuf et de legumes, fruits (notamment les peches chinoises plates !)... Il va falloir accumuler les kilometres pour ne pas accumuler les kilogrammes (superbe jeu de mots, non ?).
Premiere balade au nord de Pudong, et la, premiere impression etrange d'une modernite de facade, vide d'hommes. Il s'agit en realite du centre d'affaire, ne de toute piece des rizieres il y a une quinzaine d'annees quand l'Etat et la municipalite ont enfin decide d'interrompre la traversee du desert de Shanghai. Jusque la, cette ville etait la bourgeoise corrompue qui devait expier ses peches anti-ommunistes. Depuis, la ville a ete un enorme chantier (l'est tout de meme moins que Pekin actuellement : les choses se ralentissent sans doute), qui se presentera neuve a la face du monde pour l'exposition universelle de 2010. Pudong compte ainsi nombre de gratte-ciel architecturalement etonnants, la sublime tour Jinmao comme une pagode d'acier et de verre, ou la tres controversee tour de television Oriental Pearl, chapelet de perles comme son nom l'indique. Coeur economique, je m'y suis promenee un samedi, il n'y avait personne et ces etendues vides entre les gratte-ciel vont a l'encontre du concept de "coeur"... C'est en allant au sud (une rue apres mon hotel en fait) que regne l'effervescence : d'enormes centres commerciaux se succedent, magasins de grandes marques, chaine de restauration et ecrans de publicites geants.
Cote visites, j'y vais tranquille : tout d'abord rattraper un peu de sommeil et m'approprier lentement la ville, comme si j'y habitais. J'ai donc commence mon petit tour de la journee (10km pour l'instant, vive les telephones-podometres !)) dans l'ancienne concession francaise : la cathedrale de Xujiahui autrement appellee Saint-Ignace en hommage au role preponderant des Jesuites dans les contacts Occident-Chine, datant des annes 1980 car detruite par la Revolution culturelle (a moins que cela ne soit par des archeologues americains comme aux grottes de Mogao ? Mouahahahahahahahah !) ; de meme, la tres ancienne bibliotheque de Zikawei, la Villa rouge, ancien studio d'EMI, de tres beaux immeubles comme le Normandie (qui ressemble au "Flat Iron Building" mais en briques rouges) ou encore la maison de famille de Song Qingling, epouse de Sun Yat-sen. Puis tours et detours dans les shoppings de Huaihai Road, histoire de gouter a la fievre consummeriste de Shanghai...
Mais dans l'ensemble, les shopping centres chinois ne sont pas tres droles puisqu'on y trouve surtout les marques du luxe international, et les prix de la mode chinoise y sont presque europeens temoignant de l'inflation en Chine mais aussi de la hausse du niveau de vie : les rayons ne desemplissent pas. Et de temps en temps, au milieu de ces excroissances modernes, des batiments plus anciens subistent, villas du quartier diplomatique, etrange Eglise communautaire recouverte de vigne ou "promenade des expats" (avec Starbucks Coffee, TGI Friday's, pizzas, pub, restaurant bresilien et turc : afin de pouvoir de temps en temps se retrouver "chez soi"). Et tout a coup, une enorme masse sino-sovietique : la bibliotheque de Shanghai, reputee etre la plus grande d'Asie. Un truc enorme, blanc creme, inattendu dans ce quartier aux contours delicats... J'ai passe ensuite un temps assez fou a denicher un cafe Internet ! Les visites commenceront sans doute demain, avec notamment quelques musees bien sympathiques (celui sur la culture sexuelle des Chinois, par exemple !).
Et sur le front des achats ? Une paire de chaussures. Deja ??? Ben oui...
20 juin 2008
Départ pour la Chine !
C'est parti : le sac est prêt, les derniers impératifs administratifs (presque) réglés...
Je vais découvrir Shanghai !!!
L'hôtel où je serai devrait avoir un accès Internet, et de toute manière, ce n'est pas ce qui manque à Shanghai. Donc attendez-vous à avoir de mes nouvelles très souvent sur ce blog, où je vous raconterai en long et en large ce que je vois, ce que je visite, ce que je mange et ce que j'apprends pendant ce séjour ; et vous aurez des photos en prime, évidemment... Enfin, je ne manquerai sans doute pas de venir visiter vos blogs, histoire d'être informée de ce qui se passe par chez vous : guettez donc les connexions en Chine !!!
26 mai 2008
Pour dédramatiser les résultats de l'Eurovision...
Vous êtes nombreux à avoir pleuré devant votre poste de télévision samedi soir. Je le sais, ne cachez pas pudiquement vos yeux rougis derrière une main tremblante. Relevez la tête, souriez et soyez fiers : car il ne faut pas oublier que l'Eurovision c'est ceci (victoire de Monaco, 1971) :
Et aussi cela (Lill Lindfors, 1985) :
Tac s'est amusé hier à lire comment fonctionne le concours de l'Eurovision, les problèmes rencontrés, les succès et les échecs, les potins... Une nouvelle passion est née.
25 mai 2008
Pour faire passer le temps...
... Rien de tel que la pub, n'est-ce pas ?
Donc en attendant mercredi, prenez quelques Oreo à grignoter : voici une publicité passée une seule fois à la télévision (si j'ai bien compris) mais diffusée dans les cinémas. Un grand moment musical, un grand moment interdit aux moins de 16 ans, un grand moment pour rappeler à quel point l'utilisation du préservatif est importante (pour l'entreprise Manix bien sûr, puisque c'est une pub, mais aussi pour se protéger des diverses MST). Attention les yeux !!! Si je suis pas reclassée dans les blogs cochons avec ça...
Second opus sur le même thème, une publicité pour bien comprendre que le contrôle des naissances est à la portée de tous... et que parfois, cela peut avoir du bon...
Sur ce, profitez bien de votre dimanche...
24 mai 2008
Le chinois m'appelle !!!
Pendant quelques jours, et pour ne rien vous cacher jusqu'à mardi soir, la moufette fait une pause d'écriture : ne vous inquiétez pas, l'article sur les visites à faire à Cuba arrivera mercredi (et après vous serez débarrassés de Cuba, enfin !). Et pour la suite, j'ai plein de choses à raconter que ça en tournicote de folie dans ma tête (des bouquins, Indiana Jones, ma méthode de révision quelque peu hétérodoxe, LE concours tant attendu de la moufette en folie...).
Toujours est-il que cet après-midi (un samedi, oui ; mais on a aussi eu des partiels le soir, jusqu'à 22h...), c'est histoire moderne et que j'ai donc passé un temps fou (environ 4h ?) à lire des choses sur les Mongols, les Mandchous, les Chinois, les Jésuites et même les eunuques. Que je me suis même bien marrée avec la querelle des Rites, ou comment se tirer une balle dans le pied. Mais bon, la rigolade c'est fini.
A partir de ce soir, c'est du sérieux : j'ai un monceau de choses à voir et revoir en chinois, caractères, prononciations, ton, graphie et utilisation. Parce que le chinois, c'est super simple : tu dois apprendre le caractère, le reconnaître et l'écrire n'étant pas la même chose (une dissociation étonnante : ce n'est pas parce que tu sais le lire que tu pourras l'écrire quand on te le demandera : c'est trooooop cool !) ; et des fois, il a des graphies multiples, et des fois il a besoin d'au moins 14 traits à retenir dans un ordre précis... Puis tu apprends à le prononcer, et parfois il a plusieurs prononciations ; et, en plus, il faut retenir avec lequel des cinq tons il se combine sinon cela ne veut absolument pas dire la même chose. Ensuite, tu en viens à ses significations, parce qu'une seule ce n'est pas du jeu. Et enfin seulement, tu vois comment l'utiliser : parce que le caractère ne s'utilise presque jamais seul, il a besoin d'être en couple et le sens n'a souvent que des liens relâchés avec les premiers sens appris... Comme c'est pratique : un caractère, 520 000 possibilités... Donc je n'écrirai pas d'ici mercredi, non je ne DOIS pas écrire d'ici mercredi. Juste de la musique ou des vidéos. Pour vos beaux yeux.
Ben oui, il ne faudrait pas que ma moyenne actuelle de 18/20 baisse : ce serait vraiment trop bête en deuxième année... Comment ça, je me la joue ??? Mais paaaaaaaaaaaas du toooooooooooooooooooooout !!!
Pour la route :
16 mai 2008
Pour une hygiène colorée, votez !!!
Alors, voilà, j'ai désespérément besoin de deux choses : d'un savon aux couleurs complètement folles genre Priscilla, et de reconnaissance de la part du monde de mon talent, de mon ingéniosité, de moi donc !!!
Vous pouvez faire que ces DEUX rêves deviennent UNE réalité.
En votant chez Princesse Varda (oui, ça ne s'invente pas) pour le nom
"Rainbow Bread/Pain d'arc-en-ciel"
qu'elle attribuera ensuite à son nouveau savon. Ne vous laissez pas distraire par de pâles copies, je répète : "Rainbow Bread/Pain d'arc-en-ciel". Voilà.
Il faut cliquer
et voter dans le petit machin-truc à vote.
Si vous avez des amis, vous pouvez les solliciter eux aussi pour qu'ils participent à ce grand-oeuvre. Un moment unique. Une communauté spirituelle par-delà les claviers. C'est urgent, c'est jusqu'à lundi !!!
Un monde nouveau se prépare.
Note : si je ne gagne pas ce sublime savon, je ne me lave plus. Et ne me dites pas que ma propre odeur va m'incommoder au bout d'un moment : je suis une moufette. J'en profite d'ailleurs pour me carapater à la campagne, histoire de pas être distraite par les décomptes...
11 mai 2008
9/9 : le retour du come back de la moufette !!!
Je rentre aujourd'hui !!! Là, cher lecteur, je sais que tu te fais des films : tu m'imagines faisant mon petit bagage compact, laissant chatoyer ma peau bronzée sous les rayons flatteurs de l'astre solaire, pendant que mon cher et tendre fredonne un air de rumba cubaine et que nous buvons de délicieux cocktails locaux...
Et ben, tu n'en sais rien (et moi non plus d'ailleurs, puisque ce message est pré-écrit...), mais :
1) le petit bagage est en fait peut-être ça 
2) ma peau bronzée, c'est plutôt ça (et ça, c'est une certitude...)
3) les rayons flatteurs de l'astre solaire se sont peut-être soldés par cela
4) en guise de rumba cubaine, j'ai du me contenter d'écouter mon cher et tendre entonner ceci
5) et les cocktails locaux avaient peut-être une ressemblance troublante avec 
Mais non !!!
Enfin... Je t'en dirai plus dès mon retour
dans quelques heures...
Sinon, pour finir en beauté, pour revenir dans le monde non-cubain et parce qu'un peu de bonne musique a toujours adouci les moeurs, la peau et les tissus en coton, voici un beau cadeau que je te fais, cher lecteur fidèle !
Non, ne me remercie pas, tu vas l'avoir dans la tête toute la journée...
10 mai 2008
8/9 : si tu veux en savoir plus sur mes pieds... (Part Two).
On continue avec mes pieds, et aujourd'hui on appréciera une grande continuité dans l'effort de forme, de textures et de coloris originaux. Pour l'ambiance musicale, parce que je me sens comme une véritable killeuse avec certaines de ces chaussures aux pieds, je te gratifie d'un second opus de Queen.
"Caviar and cigarettes, well versed in etiquette..." Ouaiiii...
Désolée pour les veines apparentes : j'ai la peau très blanche et fine... hinhinhin... (et j'ai la flegme de photofiltrer).
08 mai 2008
7/9 : si tu veux voir mes pieds... (Part One)
Je suis une grande fan de chaussures (de bagues, de sacs, de boucles d'oreilles, de bracelets, de colliers et de vernis à ongles). Et je vais te le prouver avec une série de photos montrant à quel point je suis atteinte : 44 paires de chaussures, sandales et tongues (et encore, en cette matière, je t'en ai épargné) et une paire de chaussons (de même, je t'épargne deux paires ici). Hum. Précisons : l'achat de ces chaussures s'étale sur dix ans (si, je t'assure) ont dans l'ensemble un prix modique (entre 4€ et 15€, achetées en Asie ou dans des boutiques low cost) ; seules trois paires ont coûté vraiment cher : les bicolores style bowling (environ 400 FF ou 55€ il y a huit ans), évidemment les "Charles Jourdan" (en soldes, 500 FF ou 75€ il y a huit ans aussi, une année folle semble-t-il !) et les bottes en cuir à lacets (80€ il y a deux ans). Comment j'éprouve le besoin de me justifier... Héhéhé...
Côté ambiance musicale, tu vas être servi : oui, je connais tous ses tubes par coeur. Je sais, ça craint.
On commence relax....




Demain, tu en sauras ENCORE PLUS sur mes pieds
(et ce sera la GRANDE classe) !!!
06 mai 2008
6/9 : où je contribue à te faire aimer de tes voisins.
Chanter, c'est beau ; bien chanter, c'est encore mieux. J'ai toujours eu des velléités en cette matière, ma soeur Mini-Moufette/Oreille Absolue me dit que je chante juste, et môman m'a toujours dit que je devais participer à une chorale. Comme elle le fait elle-même d'ailleurs. Mais manque de temps et surtout manque de punch, je ne l'ai pas fait : je chante sous ma douche, à mon bureau, à tue-tête ou en fredonnant... Savoir bien chanter : un de mes autres grands projets. Mais tu n'es pas dans ce cas-là, j'en suis sûre, tu as pris des cours, ton timbre et la coloration de ta voix (mais oui !) sont magnifiques, tu vas me montrer ça et entonner ce qui suit :
Hum... Si tu es un homme de plus de 12 ans, c'est effectivement pas facile mais je suis sûre que tu peux faire un effort !
Et si tes voisins ne sont pas musiciens eux-mêmes, ils ne vont pas comprendre tes glapissements. Mais si tu veux m'envoyer ta vidéo, je me ferais un plaisir de ne pas la garder pour moi et de la mettre en ligne !
J'ai connu cette mélodie grâce à ma soeur qui devait l'interpréter devant un jury pour passer un cycle de conservatoire : une Mini-Moufette qu'il a fallu entraîner ferme, car déjà que lui tirer un mot devant plus de deux personnes c'est pas facile, alors chanter !!! Pour briller dans les dîners en ville, sache qu'il s'agit d'une des Quatre mélodies composée par Gabriel Fauré en 1884, intitulée Le pays des rêves, et interprété ici par Magali Léger accompagnée de Michaël Lévinas ; le texte est d'Armand Silvestre. A mon avis, les deux avaient un peu bu avant de s'y mettre...
Veux-tu qu'au beau pays des Rêves
Nous allions la main dans la main?
Plus loin que l'odeur des jasmins,
Plus haut que la plainte des grèves,
Veux-tu du beau pays des Rêves
Tous les deux chercher le chemin?
J'ai taillé dans l'azur les toiles
Du vaisseau qui nous portera,
Et doucement nous conduira
Jusqu'au verger d'or des étoiles.
J'ai taillé dans l'azur les toiles
Du vaisseau qui nous conduira.
Mais combien la terre est lointaine
Que poursuivent ses blancs sillons!
Au caprice des papillons
Demandons la route incertaine:
Ah! combien la terre est lointaine
Où fleurissent nos visions!
Vois-tu : le beau pays des Rêves
Est trop haut pour les pas humains.
Respirons à deux les jasmins,
Et chantons encor sur les grèves.
Vois-tu : du beau pays des Rêves
L'amour seul en sait les chemins.




















