02 septembre 2009
Et c'est la fin de ce blog...
J'y ai beaucoup écrit, je m'y suis beaucoup amusée. J'y ai tapé du poing aussi, et lu avec attention vos commentaires drôles, passionnants ou en colère. C'est le but d'un blog (j'y avais même atteint la mirifique place de 59ème au classement Kiwi-Oh ! Et 110 ème chez le Rickshaw, c'est fou ! Merci à vous !).
...
J'espère donc que vous me suivrez dans ce nouveau terrier que je me suis aménagé, et que vous vous y sentirez tout autant à votre aise. Mettez vos flux à jour, et on se retrouve là-bas !!!
Concernant l'Inde, mon blog "La Vie vue d'un Rickshaw" sera inclus dans "Chouyo's World" ; toutefois, un guide de la vie à Bombay voit le jour à cette autre adresse :
Encore à ses balbutiements, venez nombreux donner vos conseils et vos idées, ou tout simplement constater à quel point vivre à Bombay, c'est fou...
31 août 2009
Où je crossrampe.
Non, je ne suis pas en train de me prendre pour un gecko (bien qu'on ait adopté un bébé pendant 24h) : je ne rampe pas, je crossrampe.
Car j'ai testé pour toi, lecteur avide de sensations fortes, la salle de sport indienne. Alors, outre le fait que tout est propre, nickel, moderne, que la moyenne d'âge est située à peu près à une bonne vingtaine d'années de plus que moi et que mes voisins étaient en fait des voisines remettant leur sari et leur salwar kameez après l'entraînement, que la prise en charge est quasi militaire (je suis sûre qu'ils ont tous été entraînés dans le Cachemire), la musique est au summum de la pointe du n'importe quoi. Au moment de mes pires souffrances, il y avait ce qui suit :
Les effets de lumière, c'était tout pareil devant mes yeux embués ; les applaudissements, les hurlements, je les entendais très distinctement aussi dans mes oreilles vrombissant à cause du rythme cauchemardesque et de la douleur que je ressentais à lutter contre la machine infernale de l'Enfer brûlant qui fait trop mal à tout ce qui se situe entre le bas du dos et les pieds.
Celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.
Celle-sur-laquelle-tu-ne-dois-pas-monter.
Le Crossramp, râââââââh !!!
Alors, pour faire court, c'est un truc sur lequel tu crois que tu cours,
mais en fait cela fait des mouvements en forme d'ellipse,
en avant, en arrière, et sur certaines machines tu fais aller les bras avec.
Je n'ai même pas essayé d'augmenter l'indice de pente...
J'ai souffert crois-moi, mais je l'ai fait. J'ai ma fierté. Et je vais y retourner, râââââââh ! Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour manger des naan à volonté...
30 août 2009
Tag en chiffres !
J'ai des dizaines de tags en retard (deux pour être précise, et de la même blogueuse : Miss400 !!!), donc commençons.
Le jour où tu as eu un 0 de conduite :
Jamais, jamais cela n'a concerné une seule journée. J'ai été une adolescente très adolescente, une élève absolument insupportable (bavarde, sécheuse, impertinente et fatigante). Et c'est exactement ce qui m'a conduit aujourd'hui à être une Moufette modèle...
Pour ça tu as 1 poil dans la main :
Appeler des gens que je ne connais pas. Des contacts de contacts par exemple, des amis d'amis. Je n'aime pas du tout. Irrk.
Ce que tu fais en 2 temps 3 mouvements :
Me coiffer : ce qui est mal car j'ai les cheveux très longs et bouclés. Mais hop hop hop, une tresse, deux tresses (bonjour Laura Ingalls !), un chignon ou encore on laisse tout comme ça et on verra.
Ce qui tout compte fait ne casse pas 3 pattes à un canard :
Facebook. Avec tout le respect que je dois à ceux qui y postent. Mais finalement, cela donne l'illusion à ceux qui y postent qu'ils donnent des nouvelles, ce qui n'est jamais vraiment le cas. Cela évite d'approfondir les choses, de parler un peu sérieusement, de prendre du temps pour un rapport mutuel (mais nan...) et surtout on y mentionne ce qui est le plus nombriliste, inintéressant et m'as-tu vu afin de faire baver les autres. Je le sais : j'ai été tentée un temps.
Merci de nous éclairer sur la vraie recette du 4/4 :
C'est relativement simple. Tu poses un châssis, tu mets quatre roues de préférence motrices, et par-dessus une structure métallique, nécessairement rose. C'est beaucoup mieux. Un toit. Un habillage intérieur zébré ainsi qu'un pose-vernis à ongles sur le tableau de bord. Comment ça on ne me demandait pas un 4x4 mais un 4/4 ???
Ce que tu ferais volontiers avant d'être 6 pieds sous terre :
Des cours de spéléologie ? Hinhinhin...
Ce que tu faisais le dimanche soir pendant 7/7 :
Je regardais médusée cette dame aux yeux si perçants, aux questions qui me paraissaient si pertinentes, et j'écoutais tous ces mots qui sonnaient super bien quand ils étaient mis ensemble. Cela parlait de trucs graves, et cela me paraissait mettre l'accent sur des choses scandaleuses dont tout le monde devait prendre conscience. Dingue. Et puis j'aurais aimé faire tout pareil...
Ce que tu fais tous les 36 du mois :
M'épiler. M'en fiche, je suis une moufette et Tac un écureuil, alors...
Qui veut prendre la suite me le fait savoir : je le linkerai !
Et je tague donc Constouille !
28 août 2009
Grat grat pshiiiiiiou...
De ce fait, ne t'inquiète pas... C'est le bruit qu'a fait tout à coup mon ordinateur vendredi après-midi, après seulement un an et demi de services. Corrects, les services mais pas top non plus : ce Compaq m'a lâchée plus d'une fois, pour cause de surchauffe semble-t-il mais je l'ai toujours trouvé lent. Et j'avais commencé à faire des sauvegardes complètes très régulièrement. La dernière remonte malhureusement à un mois, et là je suis suspendue à la parole d'un technicien qui me dira si oui ou non, je peux récupérer les photos de nos derniers week-ends et vacances, mais aussi tous mes favoris...
Simplement, ce disque dur qui a sauté, fondu, que sais-je encore, me bloque net dans ma progression, et même si je travaille sur l'ordinateur de Tac, je n'ai plus ni logiciels ni espace de travail personnel auquel je suis habituée. La Moufette a ses habitudes et ses petites exigences, que veux-tu (notamment une souris et un clavier supplémentaires, et le portable posé en hauteur sinon NCB directe).
Conséquence : je patiente, j'écris moins, j'attends. Donc je viens chez toi mettre la panique en attendant, hinhinhin...
13 août 2009
Light.
J'ai trop de chapati sur la planche entre le nouveau blog à fignoler et le site pro qui ne sera pas pro, compte-tenu d'une adversité soudaine et bien calculée. Mon humeur actuelle ? Et bien, je me sens très "Loïs" en ce moment :
Il est donc fort probable que les billets raccourcissent de beaucoup pendant quelque temps, histoire d'avancer pour de vrai. Aujourd'hui, c'est ICI que ça se passe. Et demain, ici même, tu entendras parler d'un truc dingue : meilleur que les Oréo et les Pims réunis...
Note : les FBAG paraîtront la semaine prochaine, quinze jours d'un coup.
09 août 2009
Te Deum pour une balance.
Parlons de choses vraiment importantes.
Prévoyant d'être soumise au fameux régime indien (le plus gras, le plus sucré et le plus salé que j'aie jamais vu (et j'en ai vus, crois-moi... )), j'avais pensé avec cet éclair de génie qui me caractérise bien souvent le matin entre 4h30 et 4h35 d'emporter ma balance adorée à Bombay. Celle qui me suit depuis huit ans, qui a toujours été précise, ponctuelle et qui me connaît parfaitement.
Elle me parle même parfois. Personne d'autre ne l'entend, mais ce n'est pas important : "c'est bien bravo, continue !", "tu te crois où, là ? Tsssss, n'importe quoi dans ta laïfe, tu vas te dépêcher de perdre toutes ces richesses dont ton corps est enrobé !!!". Une super balance.
Alors, fatigue, vieillesse, climat ? Piles changées, moi pesée. Bizarre. Piles rechangées, bestiole inspectée, moi pesée. Etrange.
Bon sang. J'ai perdu dix kilos en une semaine.
Et c'est à ce moment-là où un sentiment jubilatoire s'empare toujours d'une infime partie de ton cerveau. Et malgré tout ce que te crient tes pantalons, ce que te hurlent tes kurta et ce que vocifèrent tes sous-vêtements (et ce que te dit ta raison), tu veux y croire un tout petit peu. Rien que quelques secondes.
Mais non. Elle a bugué, ma balance. J'ai vérifié en pesant Tac ("hop, ramène tes fesses, Tac, et monte là-dessus !") qui lui aussi aurait perdu beaucoup de kilos pendant cette semaine. Or, lui, je le vois bien, n'a vraiment pas bougé d'un gramme dans la vraie réalité réelle de la vie.
Reste plus qu'à trouver une balance et apprendre la vérité...
ICI, des pratiques étranges...
06 août 2009
Je me prépare...
... car il paraît que certaines blogueuses coquines voudraient s'amuser. Le boulot, les marmots, c'est sympa deux minutes, mais la blogo c'est plus drôle. En conséquence, je vous mets un peu de musique pour l'ambiance ! Lâchez-vous !
31 juillet 2009
Quand j'étais caissière.
J'ai été caissière quelque temps, dans un très grand magasin (un "mégastore") des Champs-Elysées au logo blanc sur fond rouge. Pour ceux qui ne voient toujours pas, sir Richard a aussi des compagnies aériennes et un opérateur de téléphonie... Je me suis donc, au retour d'Angleterre (autre temps, autre billet), assise gentiment sur une chaise tournoyante devant mon écran à attendre le client pendant la journée, puis à contenir le client vers 23h30, heure de pointe dans ce lieu. Je ne pensais pas par la même occasion entamer une carrière d'ethno-anthropologue.
Il faut dire qu'en terme de terrain, les Champs-Elysées sont du pain béni, et encore plus quand tu es placée aux caisses du rez-de-chaussée. Celles qui recevaient à l'époque tous les clients férus de musique, ou plutôt : férus de l'achat compulsif de CD. J'ai eu alors sur le comptoir, à hauteur des yeux, des piles et des piles de CD d'un coup. Parfois la taille équivalait à ma paye mensuelle. J'étais étonnée, au sens propre du terme : comment peut-on acheter autant de CD d'un coup (moi, j'en achète un ou deux par an...) ? Des théories fantasmatiques sont nées alors, des typologies du client : il y avait les DJ, ceux qui consomment du CD parce qu'ils doivent être au courant, mixer, utiliser la musique dans un but créatif. Il y avait les "fais-tout-péter", ceux qui prenaient au hasard les CD placés en tête de gondole pour dire qu'ils avaient bien évidemment le dernier Truc ou le dernier Muche à la mode. Il y avait aussi les Mafieux, vraiment très nombreux : ceux-là payaient comptant. En cash. En billets étalés sur le comptoir, comme si j'avais été croupière à Las Vegas. D'ailleurs, n'étais-je pas croupière à Las Vegas finalement ? Avec mon petit gilet rouge dans ce décor noir et rouge ; un ou deux piliers néo-classiques en plus, et on s'y serait cru. Et, parmi la foule de clients ordinaires (un ou deux CD), il y avait les petites frappes : ceux qui achetaient un CD ou deux singles, qui hurlaient trois ou quatre phrases à travers le magasin pour causer à leurs potes restés au premier étage, et qui mataient avec passion les clips vidéos diffusés dans tous le magasin.
Mon souvenir musical de l'époque ? J'ai vu ce clip des centaines de fois, en petits et en grands écrans, reproduit à l'infini...
Le plus agréable était évidemment qu'une des caisses de l'étage inférieur m'échoit. L'étage de la librairie. Fort, fort, fort intéressant. A quel point les comportements étaient sensiblement les mêmes : ceux qui accumulaient en un achat tous les derniers titres parus (dans ma tête : des journalistes et chroniqueurs devant se tenir au courant ? Ou bien une horde de monomaniaques de la "rentrée littéraire" était-elle en voie d'apparition ?), ceux qui compulsaient avidement tous les titres sur un seul sujet (ayant trait souvent à la forme, à la maternité ou aux loisirs, jamais vraiment sur un autre thème) ou bien ceux qui achetaient sans savoir. On le sentait, on le voyait : un client qui passe en coup de vent, furète trois secondes autour des tables, demande conseil à un "conseiller" qui souvent n'en savait rien, prend un livre au hasard. Ceux-là, souvent, s'étonnaient du prix du livre arrivés à la caisse.
Ce que j'en ai retenu ? La joie de maîtriser les manipulations de caisse, avec ses automatismes et ses procédures (le décompte et tout et tout), la joie de jongler entre les cartes (Visa, Mastercard, Amex, Dinner's ?) et les devises (à l'époque, le seul magasin à accepter les dollars, les yen et quelques autres devises européennes). Et surtout, surtout : le vernis à ongles. C'est à cette époque, où je regardais bien souvent mes doigts et mes ongles tant le temps me semblait long entre les piailleries des collègues, les exigences des clients (parfois pas piquées des vers) et l'attente, l'attente, l'attente du prochain encaissement. De là, des ongles vernis de couleurs flamboyantes, avec des dessins surimposées, des arabesques dorées, des points noirs, des carrés rouges. De l'art éphémère pour passer le temps perdu...
Le moment le plus people ? Avoir eu le sosie français de Mel Gibson à ma caisse, et avoir été la seule dans le magasin entier (clients compris) à ne pas l'avoir reconnu. Il était passé dans une émission quelques semaines plus tôt, je n'en savais rien. Je n'ai d'ailleurs même pas tilté en voyant son visage (j'aurais au moins pu croire qu'il s'agissait de Mel en personne). Donc je n'ai pas bavé, ne me suis pas emmêlé les pinceaux et n'ai pas eu gestes inhabituels. Même pas une lueur d'intelligence dans mon regard ("je sais qui tu es, mais je fais comme si de rien n'était"). Ce sont mes collègues qui m'ont informée de la chose.
Mon plus beau souvenir de cette expérience ? Un client. Qui cherchait désespérément un livre sur Richelieu. Qui avait fait tout le rayon, qui avait demandé à tous les "conseillers" de la librairie et qui, de ce fait, avait pris tel bouquin. Arrivé à ma caisse, il me le tend mais hésite encore un peu : "je ne suis pas vraiment sûr que ce soit le meilleur". Ce à quoi, je réponds "ah oui, c'est certain ! S'il y avait le XXX de YYY publié chez Robert Laffont, ce serait mieux : il est plus précis, plus problématisé et beaucoup plus pertinent". Ni une ni deux, il retourne chercher le fameux opus. Paye le livre et deux autres livres (identiques), dont il s'empresse ensuite de m'offrir un exemplaire pour me remercier. Tellement étonnée (ce n'est pas le genre de la clientèle de la maison), je n'ai même pas repoussé le cadeau au moins par politesse : le client est reparti heureux comme un pape, comme moi de mon travail le soir...
28 juillet 2009
En coup de vent.
Tu ne peux :
- être au four (à faire du pain avec ta MAP) et au moulin (à honorer tes rendez-vous dans des restaurants et des brunchs) ;
- faire visiter Bombay à de futurs résidents et bloguer à donf sur deux blogs en même temps ;
- trouver des appartements à Nice et faire quatre lessives à étendre, plier, ranger, rempoter cinq plantes magnifiques et courir après les geckos ;
- créer ton nouveau blog et créer ton propre site professionnel ;
- débloquer ton serveur et progresser en hindi ;
- répondre à tes mails, participer à tous les concours blogosphériques et passer deux heures au téléphone avec chaque membre de ta famille ;
... et surtout, surtout...
- consolider ton niveau en chinois, regarder la saison 4 de "Dr House" tout en cherchant des perles pour les FBAG.
A un moment donné, il faut faire un choix. Faire des FBAG avec ta MAP tout en mangeant dans des appartements à Bombay et en faisant visiter Nice en chinois par blog interposé. Comme ça, c'est mieux...
Ici, un petit jeu de rien du tout mais bon voilà quoi !
24 juillet 2009
Trouble.
Je veux migrer (oui, il est venu le temps des migrations...). Mon nouvel hébergeur a un module Wordpress, que j'ai donc installé. Mais tout bugue quand tu cliques sur "mettre à jour le module WP" ; l'option est donc de le garder avec le thème blanc/bleu ? Oh nooooon !
Alors j'essaie d'installer mon propre module WP, mais je ne le retrouve pas ; la base MySQL est activée, mais le client FTP n'installe rien où que ce soit.
Je crois.
J'ai compulsé tous les tutoriels existants, émis une fiche critique des différents Codex Wordpressus trouvés dans les archives nationales, réédité un parchemin en latin traduit de l'original afghan (Wordpressi Congressi Acta Volumen) mais toujours point de lumière qui ne fuse entre FTP-MySQL-WP-CSS-Php et autres bases de données.
Et le plus drôle est que je ne sais même pas de quoi je suis en train de parler. Toute aide de quelqu'un cumulant OVH et WP est la bienvenue !
Heureusement, tout à l'heure :









