Les tribulations d'une moufette...

Ce blog a été transféré sur www.chouyosworld.com

19 novembre 2008

Plus de connexion pendant quelques jours...

             Pas le temps de répondre à vos commentaires (formalités en pagaïe). Stop. Une liste gigantesque de billets à lire chez vous. Stop. Me rattraperai quand aurai connexion personnelle. Stop. Nous installons dans l'appartement aujourd'hui et appelons le FAI dans la foulée. Stop. Les corromprai avec des chapatti pour aller vite. Stop. Vous raconte tout ça avec vidéo à l'appui (scènes torrides en perspectives : il fait déjà 25° à 8h du matin).

             Message perso : café avec Agnès dans les prochains jours...

Posté par Chouyo à 04:10 - Moving Moufette (déménagement à Bombay) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


17 novembre 2008

Où je voyage dans le luxe, le calme et la volupté…

           L’intérêt d’une expatriation réside aussi dans le voyage en classe Affaires. Pas seulement, je sais, mais c’est un aspect ludique important. Et j’aime le ludique, alors je vais un peu faire ma star cinq minutes.

            La dernière fois, nous avions essayé la classe Affaires d’Air France : très agréable et sélect, un personnel aux petits soins et un repas commençant avec un très bon foie gras ; on y goûte aussi les thés et petits gâteaux Fauchon, le tout restant léger pour faire un voyage agréable. Les sièges sont parallèles deux à deux, et particulièrement confortables : même moi, j’ai pu dormir car ils s’allongent presque totalement ! Il faut dire que je suis incapable de dormir autrement qu’allongée, bien pratique dans mes pérégrinations habituelles incluant des heures et des heures de bus… Seul petit regret, une offre de films correcte mais relativement réduite : bizarre quand on sait que dans la classe Economique d’Emirates sur un Paris-Dubaï nous avions le choix entre une centaine de films à la carte (le bonheur, je n’ai pas dormi une minute…). Sans doute tout cela dépend-il du type d’appareil (Emirates a de nouveaux Boeing 777…).

             Mais tout ça n’est rien face à la classe Affaires de British Airways. Oui, car réduction des coûts oblige, l’entreprise de Tac nous a proposé (mais pas imposé) une compagnie autre qu’Air France : et quelle bonne idée, car nous avons échappé aux grèves et pu profiter du lounge du nouveau terminal d’Heathrow et de son spa intégré… Mais oui, mais oui. Le lounge est splendide, bien plus grand et tellement plus cosy que ceux de Roissy, et surtout en plus des petits gâteaux, thés de luxe et autres boissons à volonté qui y sont proposés, on trouve ici des plats, des soupes et même, comble du comble, des gâteaux de la marque Walkers (les shortbreads de folie). Décoration étonnante du terminal, avec même d’énormes chevaux noirs faisant office de pied de lampe façon Damien Hirst, extrême modernité des installations de contrôle (rien que pour les rayons X, c’est à voir) et personnel nombreux et agréable : lElemis_Travel_Spaa Grande-Bretagne, quoi… Et le Elemis Travel Spa donc, avec douches, produits et massages. Nous en avons évidemment profité : je m’attendais à quelques lumières tamisées avec musique d’ambiance et huiles essentielles dans les naseaux, mais c’est finalement carrément un massage en fauteuil de 15 minutes qui est offert !

             Description : si j’avais été un tant soit peu consciente à ce moment-là, j’aurais peut-être hésité. Confier son corps à une machine ? avec un mal de cou qui peut se réveiller ? Moyen bof. Mais avec deux mois de préparatifs et deux semaines de folie, mon esprit n’était pas très alerte. Et heureusement ! Mmmmmmm, j’en rêve encore. Genre : quatre masseurs thaïlandais aux mains puissantes s’occupant de tout ton corps en même temps. Les plantes des pieds, les épaules, le dos, les jambes, les fesses. Cela fait cinq masseurs, je sais. En tout cas, fauteuil étonnant, qui arrive à effectuer une pression forte sur les mollets et les pieds sans te faire mal, puis à faire d’amples massages tout le long du dos, puis de petites pressions comme des doigts sous les pieds, puis te tambouriner les épaules et te laisse, pantelant et en redemandant encore…

 Club_World_British_AirwaysAinsi, grâce à la classe Affaires de British Airways, j’ai trouvé mon cadeau de Noël

              Pour le reste, une délicieuse Lamb shepherd's pie pour le dîner, et surtout des sièges disposés en causeuse pour pouvoir parler d'amour avec son voisin. Heureusement, mon voisin était Tac.


14 novembre 2008

Voici ce qui arrive quand on fait le ménage...

 J’adore nettoyer. Et j’avoue que notre appartement en avait bien besoin, je l’avais négligé depuis quelques semaines me disant que de toute manière il y allait avoir du passage, du déménagement, et qu’il faudrait le rendre propre lors de l’état des lieux : autant attendre quelques jours de plus !

          J’ai donc lavé, gratté, nettoyé et fait briller à tel point que le représentant du propriétaire pensait que nous n’avions pris possession des lieux un an et demi plus tôt : et bien non, trois ans déjà ! Un appartement vraiment très chouette, refait à neuf, grand mais… très bruyant. Ce qui nous a malheureusement gâché le sommeil pendant les deux dernières années surtout, avec cette rue très passante qui relie deux points fort appréciés des fêtards de la capitale, qui hésitent rarement à crier à des heures indues sous nos fenêtres, où la dégradation progressive de l’immeuble a conduit aux claquements répétés des portes du rez-de-chaussée produisant un bruit extrêmement agressif et intrusif matin et soir auquel s’ajoutaient les deux portes automatiques du garage, et auquel s’est enfin rajouté, il n’y en avait pas assez, un bar à musique juste en face de notre chambre… Joie immense, tu t’en doutes. Et bien sûr, je ne parle même pas de toutes ces motos et scooters ayant fait leur apparition massive depuis les grèves de l’année précédente, dont les rugissements nous heurtaient à chaque passage dans cette ligne droite, avec les crissements de pneu et les klaxons le matin lors des livraisons qui bloquent cette rue parallèle fort intéressante dans le trafic parisien. Une préparation à Bombay, en quelque sorte, mouahahahahah !

            Nous n’avons pas déménagé avant, car nous savions vouloir partir. Mais le timing du marché du travail n’est pas forcément le plus limpide : nous avons donc attendu, trouvant des solutions pour pallier ce bruit, qui a tout de même contribué à une forte baisse de moral, avec cette impression d’agression permanente, d’autant plus forte pour quelqu’un qui a longtemps vécu dans le calme haut-alpin.

Mac_Gyver           Toujours est-il que j’ai bien nettoyé à fond. Plinthes et murs même, en m'appuyant bien sur mon bras gauche. Si bien qu’une semaine après, j’ai le poignet encore vraiment très endolori (flexion : mouaïïïïï ; extension : mouinnnnnn !), dans une attelle de fortune à la Mac Gyver : bande collante appliquée et crayon faisant office d’attelle. Au point que je me suis demandé si je ne m’étais pas déplacé quelque chose… mais je l’aurais senti ; une bonne tendinite sans doute. Super pour porter nos six sacs à l’aéroport, nos bagages à main, brandir passeport et papiers tout en faisant avancer le chariot. Et super pour faire le ménage qui ne manquera pas à l’entrée dans notre nouvel appartement nettoyé aux standards indiens…

         Mouahahahahaha ! Cela m’apprendra...

13 novembre 2008

Le jour où j'ai vu partir le container.

               Mon premier déménagement avec déménageurs. On m’avait dit d’être prudente, de surveiller et de me méfier des manipulations hasardeuses. On m’avait dit aussi, du côté de l’entreprise, de trier mais de ne m’occuper de rien : de sélectionner ce qui partirait dans le container mettant six semaines pour être reçu à Bombay (trois semaines de route, trois semaines de douanes française et indienne je crois bien), ce qui irait dans le fret aérien (arrivant une dizaine de jours après à Bombay), ce qui resterait dans garde-meuble et ce qui, enfin, resterait avec nous et nous suivrait dans l’avion, constituant notre pack d’extrême urgence. J’avais même territorialisé tout ça, une pièce pour ceci, un coin pour cela et je me demandais déjà si je ne devais pas officiellement trouver un drapeau, un hymne et faire émettre des monnaies…

 

 Mais les déménageurs, internationaux les déménageurs, sont arrivés, prêts à tout envoyer à l’autre bout du monde, professionnels et tout et tout, et ils ont tout pris en main. Z’ont tout empaqueté de papier fin, de carton puis de nouveau de papier kraft, ficelé tout ça et hop, dans le container. J’ai ainsi vu disparaître en deux temps trois mouvements quelques meubles (beaucoup sont au garde-meubles), tous nos livres (la majorité du chargement, je l’avoue), vêtements, souvenirs et produits de beauté. Oui, même mes vernis à ongles sont en train de voguer sur les mers… Prévoyante comme une Moufette, j’ai tout de même ajouter deux caisses plastiques bien hermétiques de nourriture-dont-je-pourrai-me-passer-mais-je-n’ai-pas-envie-de-faire-cet-effort-là : tablettes de chocolat noir de qualité, cacao sans sucre, conserves de plats régionaux bien bourratifs, aspartame, confitures et miels qu’affectionne Tac, produits de la mer d’une marque fort goûtue offerts par la maman de Tac et autre tisane réglisse-menthe qui m’aide à me concentrer…

 

Container


 Et quand j’ai vu partir le container chargé finalement de 22m3, j’ai éprouvé deux sentiments à la fois : du soulagement, car enfin le déménagement que l’on préparait depuis mi-août, auquel je réfléchissais chaque jour me demandant si les choix entre fret aérien-avion-fret maritime étaient les bons, si cela n’allait pas se détériorer , était enfin parti. Mais aussi une certaine inquiétude, très profondément ancrée : pour la première fois, ce que je considère depuis très très très longtemps comme mon foyer (à savoir quelques souvenirs et surtout mes livres, qui me suivaient lors de ma garde à mi-temps enfant, puis ado puis m’ont suivi dans mes déménagements parisiens) n’étaient plus à mes côtés. Plus rien avant quelques semaines. Une sorte de dépossession qui s’est encore accentuée quant nous avons rendu les clefs de l’appartement : bizarre, décontenançant, je n’ai plus de chez moi pendant quelques jours. Avant d’entrer dans un nouvel appartement, dans un lieu lointain, étrange et inconnu…

12 novembre 2008

Où il faut dire au revoir.

               Petite après-midi bien agréable avec quelques amis : goûter d’au revoir enfantin, avant des retrouvailles sous les tropiques peut-être. Certains ont d’ailleurs préféré faire autre chose, un voyage aux Antilles par exemple… Le « quelques » s’étant transformé en « une vingtaine » et n’ayant plus quoi que ce soit me permettant de cuire, nous avons fait dans le régressif : sodas, jus de fruits, gâteaux au yaourt des copines, gâteaux pour enfants ("Petits Ecoliers"..) et bonbons en tous genres (fraises, "Dragibus" : miam !). Mais il y a nombre de personnes que je ne pourrai revoir avant mon départ, et c’est bien désolant !

                  Les bonbons ont d’ailleurs activé le travail de ma colocataire (là, je sens que tu ne comprends plus rien : Dreydrey, même si cela fait six ans que l’on habite chacune avec notre Tac respectif, reste et restera toujours ma colocataire), et surtout le fait de s’être trompée de numéro et d’avoir bien plus marché que prévu, je te l’accorde : une magnifique petite Gruikette est donc née, que je vais recouvrir d’une montagne d’habits indiens pour bébé (j’ai déjà commencé, d’ailleurs…).

                   Ce qui me manquera ? En tout premier lieu, l’assurance de voir et de parler à ma famille et à ces amis en ayant juste à composer un numéro de téléphone sans regarder à la dépense (c’est fou ce que l’on s’habitue vite à l’« illimité », au « forfait tant d’heures avec tel numéro », à la « connexion efficace et rapide »…). Ce sentiment de sécurité affective va être difficile à combler, mais c’est aussi le jeu de l’expatriation. Ce qui est d'ailleurs rageant, c'est de voir le nombre d'offres téléphoniques gratuites illimitées entre la France et des pays improbables comme Guam et Bruneï (n'est-ce pas, El Fennec ?) et de voir qu'il n'y a rien avec l'Inde (si vous avez une feinte ou THE offre géniale, mettez-là dans les commentaires !).

                    Les bonnes viennoiseries vont me manquer aussi, tout comme la viande achetée juste en tendant la main (là, je crois qu’il va me falloir faire des kilomètres et des kilomètres). L’automne parisien, avec ses couleurs et l’ambiance de rentrée (je te rappelle que j’achète toujours mon agenda fin mai, tellement j’aime la rentrée). Le bleu du ciel briançonnais, mais je l’avais déjà emporté avec moi depuis dix ans. Les transports en commun (je te vois faire la moue : mais ils sont tellement bondés en Inde qu’il faut emprunter des taxis ou la voiture avec chauffeur : tu n’as donc plus ce sentiment d’indépendance que confère le transport en commun. Cela a bien sûr d’autres avantages…). Les livres à foison dans les libraires que j’affectionne. Mes élèves de cours particuliers, et le sentiment de leur entrouvrir les portes d’une culture élitiste certes, mais tellement utile aussi. Quoi, tu dis quoi ? L’Education nationale ? Ah non. Voilà bien une chose qui ne me manquera pas, hihihi !

06 novembre 2008

Où je fais des réserves virtuelles (Eighth step to India).

          (Après un retour en train un jour de grève...) Ni livres, ni nourriture, ni vêtements : les ressources dont il s'agit ici sont uniquement virtuelles. A quelques jours du départ, je cherche toutes les informations possibles et imaginables qui seront utiles à très court terme pour notre installation à Bombay, dans le cas notamment où nous n'aurions pas de connexion Internet pendant quelques... heures. Jours. Semaines. Mois ??? Non, la déconnexion ne passera pas par moi !!!

          Blogs très fournis et très instructifs d'étudiants et d'expatriés, forums drôles à souhaits et concrets comme on les aime (comment laver les légumes, comment serrer la main...) ou encore sites institutionnels et administratifs pour l'inscription au Foreign Office, pour ouvrir un compte, avoir un téléphone ou ledit Internet. J'imprime, je stocke (avec quelques films pour les longues soirées que les Mini-Wombats m'ont proposés : nous allons donc pouvoir revoir avec délectation The Shop around the Corner, Le Seigneur des Anneaux ou encore... Chucky... mouahahahahahaha !!!).

            Mais il y aussi la découverte du jour, et je ne résiste pas à vous la faire partager, tenez-vous bien : le Viamichelin de l'Inde, Roads of India !!! Je sais : tu en restes comme deux ronds de paratta. Et même qu'il marche, et qu'il te donne plein d'indications super folles (genre : tournez à droite sur deux mètres, tapez-vous trois embouteillages, évitez la vache et roulez 875 km vers le sud pour rencontrer le prochain village...).

Roadsofindia
Une esquisse d'un Bombay-Delhi : 1 400 km, 27 heures de trajet en voiture...

30 octobre 2008

Où en suis-je ?

                  Je ne sais pas moi-même. D'où la nécessité d'un état des lieux de la Moufette.

Récapitulatif (fondé sur le petit tableau blanc où sont notés tous les impératifs avant départ) : banques françaises, fiscalité française, rectorat, rendez-vous médicaux divers et variés, visites et devis de déménagement, pré-visite d'état des lieux de sortie, dossier et obtention des visas, stocks de livres et de nourriture, tris de vêtements... Fait.
Restent donc  : changements d'adresse, suivi de courrier, signer le bail (ben oui, tout de même !!!), modification des statuts des comptes bancaires, trouver l'hébergeur du site que je suis en train de créer, trier mes cours et classeurs "culture", finir mon coaching, donner à Emmaüs les vêtements triés, acheter quelques petites choses pour mes frères, trouver encore un livre ou deux, voir et appeler mes amis... Pas fait. Pas fait du tout !!! Mouahahahaha !!! On intercale cinq jours chez môman à Royan, où tout cela ne va pas du tout avancer, un mariage, et les cours particuliers, et l'on obtient : la course pour les derniers jours !

                   Bon, heureusement, ce qui reste est le plus drôle...

Etat d'esprit de la Moufette : excitée. Elle sautille partout. Elle en devient mal coordonnée dans ses activités tellement c'est l'euphorie pétillante dans sa tête (actuellement, cerveau = Champomy). Ce qui ne l'aide pas à ranger sereinement les cartons et valises du déménagement, il faut bien le dire. Même qu'hier, elle a un petit peu repassé, juste pour essayer la nouvelle planche à repasser suédoise... Une envie folle de découvrir plus encore cette ville étonnante. Une envie qui la taraude de concrétiser ses projets, quelles que soient les barrières qui surgiront. Un soulagement que ce départ tant désiré arrive enfin. La peur d'en attendre trop avec l'assurance de savoir que cela va être un enrichissement et une opportunités fantastiques. Beaucoup de contradictions donc... Et elle s'endort actuellement en réfléchissant aux aménagements de son futur appartement (qui devrait être selon toute vraisemblance le meublé rénové, mais on attend, on attend...), comment coordonner les couleurs, comment disposer tel et tel bibelot, où mettre les livres d'art et les romans : elle devient alors un peu la Valérie Damidot de Bombay... Mouahahahaha !!!


                   Une chose de sûre désormais : notre départ définitif est fixé lundi 17 novembre !!!

                

27 octobre 2008

Où j'obtiens mon visa : Entry Visa et PACS, une épopée moderne ? (Seventh step to India).

                   Bonjour toi. Oui, toi qui désires suivre ton conjoint en Inde sans pour autant avoir contracté un mariage avec lui ou elle (toi qui n'est pas concerné, ne fais pas ta fière, ça pourra t'arriver un jour aussi...). Sache que malgré tout ce que l'on te dira, il est en fait possible sous certaines conditions, d'obtenir un Entry Visa ou visa d'accompagnement (anciennement X Visa : pourquoi X ? Va savoir, héhéhé...). Retour sur quelques semaines d'interrogations et sur... la stratégie de la Moufette !!!

                    Tout a commencé chez VFS. Chargé par l'ambassade d'Inde de récolter les demandes de visa pour elle, il n'y a pas d'autre moyen de l'obtenir (rien à voir avec les coursiers proposés par d'autres prestataires de service sans lien avec les ambassades ; pour l'Inde, il est obligatoire de passer par VFS). Alors, tout d'abord tu épluches le site pour comprendre les différents types de visa, lister les documents demandés et, enfin, aller faire la queue là-bas pour tenter d'obtenir le sésame qui t'enverra au Pays des Chapattis. En juin, mieux vaut arriver à 7h15 si tu veux avoir une chance de passer vers 10h (on atteint presque l'ambassade de Chine, qui elle ferme bien plus tôt en revanche... et encore plus tôt en cas d'affluence : logique) ; en octobre, en revanche, les délais sont plus réduits : nous avons obtenus nos deux visas en six jours !

                  Pas de souci pour le visa de travail de Tac (sauf qu'ils gardent définitivement l'original de son contrat de travail !!!) ; en revanche, qu'en est-il pour moi ? Le problème est que le PACS n'est pas reconnu par l'Inde. Donc si tu ne pousses pas plus loin les investigations, tu conclus que finalement, tu auras un Visa de tourisme. Et alors, quel problème ? Il faudra le renouveler en France tous les six mois au lieu de tous les ans et, c'est en tout cas ce que j'ai ressenti, il faudra faire le deuil de se sentir vraiment "chez soi". La mention  "touriste" sur mon visa alors même que je vais habiter l'Inde pour quelques années ne me plaisait pas trop (c'est purement esthétique, je sais, mais c'est important, l'esthétique...).
                 Mais si tu es têtu, tu peux pousser l'investigation. Téléphoner au centre d'appels de VFS par exemple ; qui se chargera de t'affirmer très clairement qu'il n'est pas possible d'avoir un Entry Visa quand on est pacsé. OK. Et la responsable, elle en pense quoi ? Qu'en fait c'est possible si l'on indique dans le dossier le lien familial entre les deux pacsés avec la photocopie du livret de famille. Grand moment de solitude quand tu n'as pas encore de marmot, car le PACS tout seul ne peut permettre la délivrance d'un livret. Tu envisages alors d'adopter ponctuellement un enfant, voire d'en louer un. Juste pour l'occasion.

                   Ahem. La moufette se dit donc qu'elle va se débrouiller et se faire son propre livret de famille...

                 Quelques jours plus tard. Arrivée au guichet de VFS, je tends mon dossier dûment constitué pour m'entendre rétorquer qu'il ne sert à rien de déposer cette demande d'Entry Visa puisque nous ne sommes pas mariés. J'ai beau rapporter les propos de LA responsable, pas moyen, et la collègue vient en rajouter une couche (à décharge : peut-être les deux employées voulaient seulement insister sur le fait  que nous allions perdre 160€, prix de l'Entry Visa, non remboursé si le visa n'est pas délivré ; nous, c'est remboursé...). D'où l'énervement de Tac : "de toute manière vous n'avez rien à dire, vous n'avez aucun pouvoir décisionnaire : vous prenez le dossier, vous l'envoyer à l'ambassade qui, elle, décidera". Chose dite, chose faite. Faut pas énerver un écureuil...

                  Six jours après, j'ai mon Entry Visa pour un an spécifiant que j'accompagne mon mari (note aussi que j'ai un très beau vernis à ongles chocolat brillant).

Visa_inde

                 D'où la conclusion : toi, conjoint pacsé d' un expatrié en Inde, ne recule pas !!! Brave la tempête avec bravoure et dédain, et dépose ton dossier (surtout si les frais te sont remboursés) !!! Voici la tactique qui peut marcher (et il ne s'agit pas d'un gros billet). Pour prouver à l'Etat indien que vous êtes tous deux comme une vraie famille, il suffit de joindre au dossier constitué selon les directives de VFS les pièces suivantes : une attestation de l'entreprise de ton conjoint précisant en toutes lettres "... atteste que X, conjoint de Y, le/la suivra en Inde" ; une copie de l'extrait de naissance de chacun (qui doit porter la mention du PACS, dans la marge et le nom du conjoint) avec en plus, si possible, la traduction dudit extrait en anglais (ce sera de toute manière utile de l'avoir en Inde).

               Bien sûr, progressisme oblige : si vous êtes pacsés mais du même sexe, il faudra attendre quelques années que l'Inde revoit sa copie en cette matière (et il y a le temps : déjà que deux personnes du même sexe vivant ensemble sans être mariées sont hors-la-loi...) !

20 octobre 2008

Où je cale...

               Et ce qui devait arriver arriva. Mon agenda a démissionné. Il n'en peut plus, il a rendu son tablier. Non pas qu'il n'apprécie pas l'activité, mais quand c'est trop, c'est trop. Et moi, à force de courir... je cale (mais si, écoute : le matin, je fais "teuf teuf teuf"...) !

Overbooked

Pour d'autres cartes postales de JohnJohn, cliquez ici !


              Résumé des épisodes précédents : la semaine dernière s'est passée à Lyon, Nice puis Reims, en intercalant un dîner de pré-mariage Française-Kirghize résidant aux Pays-Bas (qui m'a permis de découvrir l'autre pays où l'on mange du cheval : miam !), en revoyant tant et tant de personnes que je sais désormais que c'est mon anti-mondanité qui me perdra. Tu ajoutes à cela le fait de manger partout tout le temps des choses certes délicieuses mais grasses, grasses, grasses... Et tenter de maintenir le rythme sur le blog, essayer  tant bien que mal de parcourir les blogs que j'apprécie, continuer à suivre mes élèves, lire les journaux, me régaler d'un excellent roman (je vous en parlerai bientôt), papoter deçi de là par mail ou téléphone, histoire de maintenir un minimum de contact avec mes amis, et enfin organiser le dîner d'anniversaire de la môman de Tac, il y a forcément un moment où... STOOOOOOOOOOOOP !!! Bon, forcément, tout ça te paraît de la gnognote quand toi, tu es en train de mener ta grossesse et ta thèse à terme en même temps tout en gérant huit mille projets à la fois...

             

Mes bonnes résolutions pour la semaine à venir sont donc : ne voir personne. Manger chez moi. Buller devant des téléfilms allemands. Observer les simagrées de Sarkozy. Commenter vos blogs en long, en large et en travers.

              Sauf que là, ça n'est pas possible !!! Dentiste, gynéco et dermato (le trio infernal...). Cours particuliers de vacances (donc trois ou quatre heures d'affilée tous les deux jours). Dîners et déjeuners dans tous les sens, avec des amis pas vus depuis... pfiou... Une journée à Beauvais, quelques jours à Royan (je sais : il manquera le sud-ouest et le centre à ce Tour de France...).
               Et avec tout ça, il va falloir revoir les déménageurs ! Parce que les négociations pour l'appartement meublé impliquent qu'il faut refaire le devis en fonction de ce qui resterait au garde-meuble. Même si le propriétaire peut finalement ne pas nous le louer. Cela a évidemment un impact sur le contenu des cartons, que je dois réorganiser. Et il faut donc refaire l'inventaire détaillé et chiffré pour les assurances. Sauf que l'on ne sait pas encore si c'est appartement-là que l'on obtiendra... Ouinnnnn !!!!

             Mais la nouvelle du jour est : ça y est, je vais avoir un coaching personnalisé !!! Mouahahahahahaha, comme je me gausse !!! L'entreprise de Tac propose aux conjoints d'expatriés une vingtaine d'heures avec une boîte de coaching international, histoire que le conjoint puisse continuer sa carrière, ou chercher et trouver du travail dans le pays d'accueil, ou y mener ses projets, puis revenir dans son pays, reprendre ou réorienter sa carrière. Et là, j'avoue que c'est une aubaine : parce qu'ils ont l'air de bien connaître leur métier vues les premières conversations téléphoniques (ben oui, la Moufette est méfiante, quand même), et qu'une consultante spécialisée sur l'Inde m'attend à Bombay. Et ça, c'est cool. Au-delà de mes deux ou trois projets très précis que je peaufine actuellement pour les années en Inde, il y a aussi la possibilité de faire un bilan de compétences, ce qui me convient tout à fait : peut-être vais-je enfin parvenir à voir plus clair dans mon avenir à l'Education nationale (tu as vu, j'ai réussi à mettre "avenir" et "Education nationale" dans la même phrase : c'est incroyable !). J'ai donc 25 000 questions qui me taraudent, ça va chauffer !!! Je te raconterai évidemment en détail cette aventure au pays du consulting...

             Mais ne t'inquiète pas, tout va bien : j'ai quand même eu le temps de me vernir les ongles en bleu-vert, je vais voir l'exposition Jeff Koons aujourd'hui. et j'ai un vernissage vendredi au musée Picasso (une petite pause culturelle s'imposait) !!!

18 octobre 2008

Et les formalités, c'est ta tasse de thé ? (Sixth step to India).

              Je continue dans les titres ronflants et bas, très bas, dans la rime et la versification, je sais... mais tu étais prévenu.

              Bien. C'est pas tout ça, mais où en est-on ?

              On en est à attendre. Attendre après avoir renouvelé mon passeport, arrivé dans les dix jours (ouf !), car encore valide trois ans mais, hinhinhin, je n'ai plus assez de pages dedans pour faire mon visa pour l'Inde ! D'ailleurs, information : j'en profite pour te dire que si tu comptes voyager dans les prochaines années et que tu as besoin de refaire ton passeport, le tarif va augmenter à partir du 1er janvier 2009. Actuellement, le prix est de 60€, et passera à 90€ dans deux mois. Un passeport est valable dix ans, donc même si tu n'en as pas besoin immédiatement, il vaut mieux le refaire rapidement pour l'utiliser encore dix ans avant de payer un bras, un rein ou un quelconque organe (dont tu pourrais faire un meilleur usage, hihihi !).

               Revenons à nos vaches sacrées. Passeport récupéré, nous allons dans la foulée voir le prestataire de service, VFS, chargé de collecter les demandes de visas pour l'Inde. Avec tous les papiers, des trucs supra fous genre l'original du contrat de Tac. L'original qu'ils ne rendent que sur demande : mais bien sûr... Pour ma part, demande d'Entry Visa à 160€ qui risque d'échouer (croisons les doigts : la responsable m'a dit que cela devrait aller mais tous les autres employés ont l'air de dire que cela ne marche pas...) parce que l'Inde ne reconnaît pas le PACS. Bon. Comme de toute manière, je ne compte pas me marier et encore moins pour les beaux yeux d'une ambassade, je ferais autrement : j'aurais un visa de tourisme et si mes projets suivent leur cours, il devrait rapidement changer. Si tout fonctionne bien. Et que tout va vite (six mois, un an... Mouahahahahaha !). Mais bon, je ne râle pas : si pour l'Inde ne pas être mariés est comme être athée, c'est inconcevable (il faut absolument que je vous raconter cela, d'ailleurs !), d'autres pays ont une législation encore plus "délicate" en cette matière...

               Mais je t'entends grommeler, toi dans le fond, les mains dans le gâteau au yaourt : "et l'appartement ???". J'y arrive. Rappel des faits : nous avons visité trente-huit appartements, une paille !, dans lesquels seulement quatre ou cinq nous convenaient en terme de localisation (quartier correct, pratique et pas trop éloigné du travail de Tac), de surface, de commodités et de décoration. Parce que c'est quelque chose de très important dans un pays où les immeubles et appartements des années 2000 ont déjà un aspect des années 1950... Parmi les appartements retenus, deux sont récents ou neuf, situés dans un quartier en pleine rénovation et modernisation, ce qui est très bien sauf que cela signifie ne pas savoir ce qui jaillira devant tes fenêtres ou combien de temps les travaux dans ton propre immeuble dureront. C'est pour cette raison que nous avons fini par abandonner le superbe cinquième appartement, au 38ème étage, très bien organisé, fonctionnel, très grand et au loyer correct, parce que situé dans quatre tours jointes dont deux seulement étaient en voie d'être finies dans quelques mois...
             Deux autres appartements, sur lesquels nous avons émis une priorité, sont situés dans un quartier qui nous plaît à peu près (celui qui ressemble à Cimiez, à Nice), plus proche du bureau de Tac et des autres expatriés. Comme je fuis habituellement ce genre d'endroit, notre choix a été dicté par la qualité des appartements : l'un a été rénové de fond en comble, très grand, cher et plutôt bruyant (mais peut-on échapper au bruit à Bombay ? Même au 38ème étage on entendait encore la ville) mais extrêmement pratique pour Tac comme pour moi, beau, et comble du comble... très bien meublé. Ce qui nous éviterait d'avoir à faire un saut avant le départ chez l'inévitable Suédois et nous dépenserions cet argent en double vitrage. Le second appartement est plus vieillot, plus petit et plus sombre, mais plus calme ; et comme c'est un critère important, nous avons très longuement hésité entre les deux pour donner une priorité à l'un ou à l'autre.
            Finalement, les négociations se sont engagées entre un des propriétaires, alors aux Etats-Unis je crois, et l'entreprise qui emploie Tac, ainsi que, au milieu, l'agent immobilier qui nous a fait visiter l'appartement : ils se sont envoyés des SMS, youpi !, et ils se sont rencontrés hier. Et nous, on attend, mais euhhhhhh ! Mais il faut dire que les négociations sont nécessaires : le propriétaire demande dix-huit mois de loyer payés d'avance, en plus de trois mois de caution, d'un bail de trois ans et d'un loyer progressif partant de 3200€ et aboutissant à 3800€ la troisième année...

             Nous attendons, donc, et pendant ce temps, je trie, je jette, je donne, je fouille, je farfouille et je re-trie et je choisis et je sélectionne...

« Accueil  1  2   Page suivante »