19 juillet 2009

Du générique de "Dexter".

Dexter              Aujourd’hui ? Je me penche sur le générique de Dexter.

             Il fait partie de ces génériques qui... gratouillent. Léché, policé, parfait esthétiquement et musicalement et... qu'il est impératif au bout d'un certains nombre d'épisodes de zapper tellement il gratouille, justement.


             Quoi que c'est : Dexter Morgan (Michael C. Hall) travaille à la police de Miami comme spécialiste des tâches de sang le jour, en médecine légale donc, et la nuit est tueur en série. Il choisit des victimes qui sont expressément coupables de meurtres car il obéit à un code de conduite, enseigné par son père adoptif lui-même policier. Tout l'enjeu pour Dexter est donc de mener la vie la plus normale possible tout en découpant ses victimes la nuit, et en évitant que ses collègues (dont sa soeur, jouée par Jennifer Carpenter) ne le découvrent.


              Je ne m'étends pas plus sur la série elle-même, j'en avais parlé ICI et LA.

              Le générique ? Hmmmmmm., un bijou à lui tout seul. Des couleurs acides et éclatantes sur un fond gris-vert rassurant et moelleux dans le flou de la caméra. Dexter est en effet précis, méthodique, rassurant parce qu'il agit avec précision et rapidité. dans une réalité complexe et opaque. Il n'apparaît d'ailleurs que par morceaux dans le générique (un bras, une main, le cou et enfin le visage) tout comme fonctionne son mode opératoire de tueur qui découpe ses victimes. L'enchaînement des séquence est parfait, rebondissant sur une musique en pointillés à la phrase musicale irritante...

              S'inspirant du générique du film American Psycho, le principe suivi est l'élément qui gratouille justement : décevoir les attentes du spectateur. Tout se joue là-dessus : Dexter est un tueur en série et découpe ses victimes ? Et c'est une succession de scènes macro d'un carnage sans nom : dissection, découpe, strangulation, sang... Le tout, avec une belle orange sanguine délicatement pressée, un oeuf au plat percé (référence à Un Chien andalou ?), du porc grillé pour un bon petit déjeuner... Rasage, habillage, tout fait croire que l'on assiste à une scène de meurtre alors qu'en fait, ce n'est qu'une scène de "routine matinale". Brillamment mise en scène au point que le petit sourire de Dexter sortant de chez lui ne peut nous empêcher de frissonner.

              Insupportable donc, mais excellent générique que celui de Dexter !


Posté par Chouyo à 14:21 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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10 juin 2009

Après les trois saisons de "Dexter"...

Dexter              J'en avais parlé au début de mon visionnage ICI, Dexter est une série plutôt bien ficelée et tenue par ce qu'il faut de rebondissements pour ne pas s'ennuyer. Au bout des trois saisons disponibles actuellement, qu'en pensè-je ? Et bien à peu près la même chose, et c'est à la fois positif et négatif.

             Alors, oui, ça swingue toujours autant : ça découpe, ça carnage, et le sang gicle dans tous les sens. Les personnages sont toujours attachants et relativement complexes, pour une série américaine et pour une série s'appuyant sur les archétypes attendus de cette société. Pendant les trois saisons, on se prend donc au jeu et l'on passe de bons moments à suivre ce médecin légiste tueur en série, qui tente de mener de front une vie normale et la gestion de ses pulsions meurtrières.

             Mais... beaucoup de linéarité dans le propos aussi. Les gens qui sont tués le méritent (presque tous, et quand ils ne le méritent pas le cas de conscience que cela soulève malgré tout chez le tueur n'est que peu abordé : les scénaristes ont du penser que cela ferait baisser l'audience) ; Dexter n'est vraiment pas un mauvais bougre au fond, il n'aspire comme tout Américain qu'au bonheur, ce que lui garantit la Constitution... Les moyens pour y parvenir sont iconoclastes, et alors ? On comprend vite aussi que pour chaque saison apparaîtra un double de Dexter, à la fois adjuvant et opposant, qui l'oblige à se remettre en cause et à se révéler. Se révéler soit aux autres, soit à lui-même.
            Une certaine facilité dans le scénario donc pour une série qui divertit réellement, mais qui aurait pu être le lieu d'une réflexion un peu plus profonde. Il me reste maintenant à lire le roman dont a été tiré le scénario de la série, Ce cher Dexter de Jeff Lindsay. Je vous tiens au courant...

           Et pour le fun, voici le générique de début : grinçant, magnifique photo, et absolument horripilant au bout de quelques épisodes !!!

Posté par Chouyo à 16:14 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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08 mai 2009

Où je me lance dans "Dexter".

                    Deux caractéristiques de la Moufette que tu ne connais peut-être pas encore : quand elle a beaucoup de choses à faire, de préférence très importantes et urgentes, c'est le moment qu'elle choisit pour faire un grand ménage (incluant le tri des photos sur ordinateur) ET, en même temps, se lancer dans une saga littéraire en vingt-cinq passionnants volumes ou dans le visionnage d'une série télévisée.

                C'est malin.

Dexter               Cette fois-ci, ce fut la série Dexter, recommandée chaudement par môman et son fiancé. Je me suis donc mise à la tâche grâce à la prévoyance des Mini-Wombats qui m'avaient concocté une sélection sur mon disque dur externe (souviens-toi, j'ai American Pie (tous sauf le 3, va savoir pourquoi), Chucky et autres Dents de la mer, entre Harold et Maud et The Shop around the Corner...). Le propos ? Simple. Et qui ne pouvait que me plaire depuis que tu sais que je rêvais d'être médecin-légiste... Sous le soleil de Miami, Dexter est donc légiste le jour (plus précisément, il est spécialiste des tâches de sang) et tueur en série la nuit. Pom pom pom...

               Et bien... ce n'est pas mal. Le pilote n'est pas génial, il faut bien le dire : Dexter en voix-off est trop présent, et ses propos tournent un peu en rond. Mais dès le deuxième épisode, on sent que la série prend un peu de hauteur : les personnages deviennent moins archétypaux, qu'il s'agisse de la soeur de Dexter, de son chef Doaxes ou de son sur-chef Laguerta. L'histoire devient aussi plus complexe sans tomber dans le travers de nombre de séries américaines qui juxtaposent des milliers de complots et d'histoires les uns sur les autres, à mesure que l'on découvre par bribes l'enfance de Dexter et qu'il découvre qu'un autre tueur en série maîtrise autant que lui ce qu'il estime être son "art".

               Bien sûr, esthétiquement et idéologiquement, il s'agit d'une série américaine tout ce qu'il y a de plus conventionnel : image léchée et rebondissements au moment adéquat. Bien sûr, on est dans l'Amérique en plein : le tueur en série a des raisons de tuer, en tout cas pour Dexter cela lui permet de contrôler et de diriger ses pulsions vers les gens "mauvais". Il y a un sens aux choses. Il faut donc un peu laisser de côté ces aspect terriblement idiots et réducteurs (il faut une raison à tout, et les gens "mauvais" méritent de mourir...).

                Simplement, les acteurs portent extrêmement bien leur rôle. Le délicieux Michael C. Hall, délicieux parce qu'il jouait David dans Six Feet Under et sa demi-soeur, désormais épouse dans la réalité, Jennifer Carpenter, sa petite amie Julie Benz ainsi que les personnages secondaires tout aussi soignés. Un seul regret : toujours cette damnée voix-off qui conclue en fin d'épisode. Un vieux relent de Desperate Housewives, qui ne fonctionnait déjà pas dans cette série (et la réancrait encore plus dans les vieilles rengaines pseudo-philosophiques et réellement moralisantes). Ici, les quelques phrases de conclusion tentent de donner de la hauteur alors qu'elles sont vraiment redondantes : j'espère qu'en passant à la saison 2, elles auront disparu.
             
                Saison 2, déjà ? Ben oui. Mais en fait, euh, là, il vient de découvrir que... et puis voilà quoi...

Posté par Chouyo à 07:23 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
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