30 novembre 2007
Transferts...
C'est parti, me voici définitivement sur Canablog !!! L'utilisation devrait en être plus simple pour vous, chers lecteurs, qui pourrez donc laisser de très nombreux commentaires. Prosodiquement, l'accent est sur le "très" dans la phrase précédente...
Pas besoin de s'enregistrer, de remplir un quelconque formulaire : il faut simplement cliquer (comme dans la majorité des blogs) sur "commentaire" et écrire son commentaire. Si c'est pas beau tout ça !
Bienvenu donc sur Canalblog !!!
26 novembre 2007
Yerushalaim shel zahav : une soirée bien dorée !
Ce dimanche a été marquée par cette chanson, Yerushalaim shel Zahav par Naomi Shemer, qui me rappelle ma môman (qui me la chantait), le kibboutz où vit ma famille et... le lait ribot ! Bizarre, je sais, mais j'en buvais des litres quand nous revenions de la laiterie du kibboutz, ma mère pédalant et moi sur le porte-bagage (buvant, héhéhé !).
Tous ces souvenirs sont revenus hier matin à l'occasion d'une très émouvante cérémonie de mariage à la synagogue. Déjà, cela fait du bien de changer un peu de rite de temps en temps. Et sachez qu'Aymeric porte fort bien la kippa... Pour ma part, j'avais l'impression d'être... à New York. Les deux familles de nos amis viennent en effet de tous les horizons, Egypte et Angleterre, Russie et Algérie, France et Italie, même Malte, c'est dire... Non content de cet héritage, nos amis ont trouvé le moyen de vivre aux Etats-Unis et d'être passionnés de voyages, d'apprendre le chinois et d'avoir vécu en Italie entre autres. Cela ne complique paaaaaaaaaaas du tout les choses, et me voilà donc éprouvant le sentiment d'être au pied de la Tour de Babel... Et ce d'autant plus que la cérémonie comporte des passages en araméen !
Je dois avouer avoir eu un peu peur au début : quatre garçons et dix demoiselles d'honneur, accompagnés des Canons de Pachelbel, une robe de mariée haute couture italienne, j'ai pensé un instant que le mariage à l'américaine nous tombait dessus... Mais non, la cérémonie est restée simple et les chants traditionnels hébreux ont pris le dessus : un choeur d'hommes tout à fait excellent accompagnait l'orchestre, et quelques sommités rabbiniques étaient présentes pour accompagner le mariage. Bonnes blagues et beaux discours, une ambiance chaleureuse qui rend familiers les actes, les paroles et les gens autour de soi. Il est intéressant de voir que le plus ancien monothéisme, à l'accès si sélectif, soit celui qui semble le plus intégrateur.
Plus tard dans la soirée avait lieu la réception ; nous avions fait dans l'année quelques mariages fort huppés, mais là, c'était le summum de la huppe !!! Tout d'abord, cela avait lieu au Pavillon Dauphine, grande salle de réception très chic, située à l'orée du Bois de Boulogne (à quelques encâblures seulement de ma fac !). Extérieurs et salons somptueux, décors tout en stucs dorés et fanfreluches modernes de glace et de neige, vestiaire, buffet de verrines et orchestre...

Nous étions environ 400 invités, avec nos robes de soirées et costumes sombres de rigueur. J'avoue avoir du acheter une vraie tenue de mariage pour l'occasion (à Belleville, pas dans les beaux et chers magasins : il ne faut pas exagérer...) et j'étais toute fière de l'arborer. Du fait du décor et des robes, je craignais de nouveau une soirée un peu guindée...

Que nenni !!! C'était oublier l'esprit festif et chaleureux des réceptions séfarades : la danse commence immédiatement, chansons folkloriques bien rythmées, orientalisantes ; y succède un splendide buffet d'entrées "autour du monde", 30m de plats à l'image du parcours des mariés et de leurs familles : du houmous et du caviar d'aubergines aux légumes séchés italiens à la mozzarella, en passant par le tarama et blinis, les sushis et makis, pour finir par retrouver les mezze méditerranéens. Je n'avais encore jamais vu une telle quantité de nourriture et ce n'était que le début de la soirée...
Chaque moment gastronomique était précédé de danses pendant une bonne demi-heure, ce qui permettait de ne pas s'ennuyer et de ne pas attendre les plats. Les sempiternelles présentations PowerPoint de photos et autres discours des familles avaient lieu pendant le plat de résistance (poisson à la vanille) ce qui permettait de ne pas trop écouter... pardon, de ne pas perdre de temps. Enfin, après encore une série de chansons israéliennes du moment (si, je vous assure, il y a des groupes israéliens et super fous en plus...), dansées en groupe hilares et heureux par des gens de tous âges, le dessert. Je m'imaginais voir arriver une assiette de petites mignardises : quelle idée... Non, de nouveau un énooooooooooooooorme buffet. Gigantesque. Pantagruélique. Pour dire : nous nous sommes rués dessus à plus de 400 et m'est avis que nous y serions tous repassés cinq fois avant de toucher à sa fin... Et encore. Dans tous les sens, des gâteaux (fraisiers, opéras, Paris-Brest, Saint-Honoré, éclairs géants au chocolat et au café...), des tartelettes (citron meringué, chocolat, fraises, poires...), des cornets glacés (fruit de la passion et poire, fraise...), des crêpes et des gaufres, des vasques de chocolats fondus pour des montagnes de profiterrolles... L'enfer, quoi...


Nous dûmes malheureusement quitter la réception (et ce paradis du dessert) parce que le travail du lundi matin n'était pas loin, et que pour ma part, une semaine de contrastes s'annonce. Après ce mariage glamour, étincelant, le rêve de bien des petites filles (pas le mien, vous l'avez compris) et avant des partiels de chinois en fin de semaine, je rallie Briançon (7h de train l'aller...) pour des obsèques : the show must go on...
25 novembre 2007
Zenzoo !!!
Quel plaisir l'on ressent dans cette petite... euhhhh... zenzooria ? zenzoodian ? Je ne sais pas trop finalement comment l'appeler... Il s'agit en fait d'un salon de thé-restaurant, où le thé est en réalité agrémenté de lait (mais pas à la manière anglaise : il y a ici plus de lait que de thé), parfumé (de l'amande au fruit de la passion en passant par la banane ou la cacahuète) et, bien évidemment, agrémenté de grosses boules de tapioca que l'on déguste avec une gigantesque paille de couleur. Sinon, ça ne serait pas taïwanais. Voici le "zenzoo" ou plutôt zenzhou si l'on respecte la transcription chinois-français ; mais comme on est à Taiwan, on ne la respecte pas, vive l'inventivité !
Toujours est-il que c'est dans ce petit paradis du IIIème arrondissement, où j'aime prendre parfois mes quartiers, que nous avons décidé vendredi dernier de fêter les 25 ans de mon cher Guillaume, que voilà, accompagné d'une charmante petite grenouille. Oui, depuis quelques temps, j'offre des séries : pour Michel, très pensif sur la photo, ce furent des canards (pour se masser dans le bain ou bien pour cuire les oeufs au micro-ondes : peut-être est-ce la prise de conscience des capacités infinies des canards qui le laisse aussi songeur...), pour Guillaume une suite de grenouilles utiles (porte-brosse à dent et autres masseurs à pieds)...

Le "Zenzoo" sert donc de délicieux thés mais aussi de délicieux plats : en fait, on a vraiment l'impression d'être à Taïwan, les serveurs sont très agréables, ne courrent pas dans tous les sens en criant et surtout, la carte ne propose qu'un choix extrêmement réduit de plats ce qui, par conséquence, garantit la qualité... Choix d'un plat copieux avec riz à côté et deux accompagnements (légumes, soupe ou petite surprise de la saison) viennent sur un plateau japonais, le bento, rappelant la multiplicité des influences culinaires à Taïwan : cuisines asiatiques de la mer, cuisine chinoise, cuisine japonaise. Un régal !


Vous reconnaîtrez ici et là la marmite de fruits de mer (au lait de coco, curry plus léger que son homologue thaï), du porc braisé à l'oeuf dans une sauce absolument délicieuse ou encore LA sépcialité taïwanaise, des crevettes sautées à l'ananas et aux noix de cajou. Les accompagnements étaient constitués d'une soupe de tofu et d'oeuf, de légumes de saison à la sauce de soja ou de porc sauté aux pousses de bambou et gingembre. Ce bento coûte 12,50€ ou bien 15,50€ avec dessert (cheesecake au kumquat ou au thé vert, mousse au chocolat au thé vert (très légère) ou panna cotta aux fraises). Après ça, je peux vous assurer que l'on a le ventre bien rempli !
La soirée fut donc bien agréable, d'autant que je n'avais pas eu le bonheur de revoir certains depuis longtemps, thèses, travail et voyages divers et variés nous ayant amenés à parcourir les quatre coins du monde ou de Paris sans parvenir à se croiser. Mais je sais ici que les conversations peuvent reprendre comme si elles avaient été interrompues hier seulement...

Allez, et comme c'est rare que j'ai une photo de moi où je ne fais pas l'idiote :














